Les pathologies du sportif, regroupées par thèmes
- Attention à votre équilibre cardio-vasculaire : chaque année, en France, l’effort physique provoque le décès brutal — la « mort subite » — de 1 500 sportifs en pleine forme.
- Vous êtes physiquement malmené : fractures de fatigue, écrasement des cartilages, usure des articulations, hernies discales, lombalgies, entorses, etc.
- Attention de ne pas tomber dans les excès alimentaires : boulimie, anorexie, malnutrition… Informez-vous pour manger équilibré, en quantité proportionnée et suffisante.
- Chez les femmes, l’excès de sport peut provoquer des aménorrhées, des décalcifications précoces et perturber la fertilité.
- Le sport peut être vécu comme un stress psychologique : les symptômes du surentraînement ressemblent à s’y méprendre à ceux de la dépression nerveuse.
Le sport est-il vraiment bon pour la santé ?
Pour répondre à cette question, nous devons distinguer les dangers d’une pratique intensive en vue de la compétition et les bienfaits du sport santé.
Le sport, à consommer avec modération
Pour que le sport soit bon pour la santé, il doit être consommé avec modération : si le champion est prêt à « se faire mal » pour une médaille, le sportif lambda recherche davantage le bien-être.
Les principales pathologies du sportif sont majoritairement recensées chez les athlètes, dont le corps est mis à rude épreuve en permanence pour repousser leurs limites de souplesse, de puissance, d’endurance…
- 3 % des sportifs de tous les jours souffrent d’une spondylolyse — fracture de fatigue de l’arc osseux à l’arrière des vertèbres —, contre 9 % pour les tennismen et 30 % pour les gymnastes.
- 68 % des judokas souffrent d’ostéochondrose vertébrale, une douleur aiguë des os situés à l’avant des vertèbres.
- 66 % des cavaliers professionnels ayant commencé à monter avant 8 ans présentent des fissures vertébrales (34 % chez les cavaliers amateurs).
- 1 volleyeur sur 2 souffre d’une hernie ou d’un écrasement discal.
Les bienfaits du sport
Le plaisir : l’exercice physique génère jusqu’à cinq fois plus d’endorphines. Au bout de 15 à 30 minutes d’effort soutenu, l’organisme libère des hormones comme les endorphines et la dopamine. Le corps s’abandonne, les muscles se relâchent et une sensation de plénitude nous envahit.
Le bien-être : les hormones libérées, comme la sérotonine, agissent directement sur l’anxiété, le stress et l’humeur. Des études ont montré que l’exercice physique pouvait être plus efficace que les médicaments pour soigner la dépression. Le dosage a son importance : 20 minutes à intensité moyenne, trois fois par semaine, suffisent pour induire un effet sur la partie du cerveau qui contrôle l’humeur.
La longévité : d’après Anne Fabiny (gérontologue de l’université d’Harvard), « l’activité physique est ce qui se rapproche le plus de la fontaine de Jouvence ». La perte d’autonomie est souvent liée à un mode de vie sédentaire, et non au vieillissement en soi.
La ligne : les activités de type aérobie (avec élévation du rythme cardiaque) sont les plus efficaces — course à pied, vélo, natation… Elles permettent de perdre du poids sans réduire drastiquement l’apport calorique, pour peu qu’on les pratique de façon assidue.
Moins de maladies graves : une activité physique régulière réduit les risques de troubles cardio- et cérébro-vasculaires, d’hypertension, de diabète de type 2, d’ostéoporose, de cancer du côlon… Et il n’est pas nécessaire d’avoir une activité ininterrompue pendant 40 minutes : 3 périodes de 10 minutes dans la journée suffisent.
Conclusion : le sport procure des bienfaits reconnus pour la santé
Après ces quelques chiffres déprimants, on voit bien que le sport est, réellement, bon pour la santé. Pour cela, il doit être pratiqué de façon adaptée, selon les possibilités physiologiques de chacun, avec modération. Pour limiter les risques, les médecins recommandent une activité d’endurance (jogging, vélo ou natation) de trente minutes à une heure, trois fois par semaine, à environ 75 % de ses capacités cardio-vasculaires.
Sources : passeportsante.net, doctissimo.fr