Sur la Coupe du Monde de DH de Vallnord, en Andorre, Rémi Thirion (Commençal) — avant de remporter l’épreuve devant « l’homme à battre » de la saison, Gee Atherton (GT Bicycles) — avait déjà commencé à faire parler de lui aux qualifs.
Avec une grosse quantité de capteurs présents sur son VTT, digne d’un vélo de la NASA, tout le paddock se demandait : à quoi cela pouvait-il bien servir ? La réponse est simple : à gagner du temps, des millièmes, des centièmes, voire des secondes.
L’idée était simple pour les ingénieurs de BOS : vérifier que les sensations de Rémi sur le vélo se confirmaient dans la physique, grâce à tous ces capteurs branchés notamment sur la fourche et l’amortisseur.
Ces informations, ensuite débriefées sur ordinateur, ont permis d’en déduire qu’il fallait, pour Vallnord, un amortissement plus profond sur l’amortisseur de Rémi Thirion — pour exploiter l’intégralité du débattement sur les gros chocs — et donner plus d’importance à la partie hydraulique. Une nouvelle chambre a été usinée pendant la nuit, chez BOS, à Toulouse.
Au vu du résultat de Rémi Thirion et de son Commençal Supreme DH à suspensions BOS sur cette Coupe du Monde, on ne peut que valider l’arrivée d’une méthode de débrief plus scientifique dans les paddocks VTT.
(La séquence vidéo d’explication avec l’ingénieur BOS, à l’origine hébergée sur Zapiks, n’est plus disponible aujourd’hui.)