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    "name": "Nicolas JOUANNO DANIEL",
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      "title": "J'ai tué mon SaaS. Je l'ai reconstruit comme agent IA.",
      "content_html": "<p>On commence à appeler ça le SaaSpocalypse.</p>\n\n<p>L’idée est simple : pendant quinze ans, on a vendu du logiciel au siège et à l’abonnement. Une app par problème, un serveur, une base, un compte, un paiement mensuel. L’IA fait fondre ce modèle — littéralement : en février 2026, environ <strong>285 milliards de dollars</strong> se sont évaporés des valeurs SaaS en quarante-huit heures (<a href=\"https://www.thesaascfo.com/the-saaspocalypse-ai-agents-vibe-coding-and-the-changing-economics-of-saas/\">The SaaS CFO</a> ; <a href=\"https://thepaypers.com/fintech/expert-views/the-saaspocalypse-and-payments-who-survives-when-the-per-seat-model-dies\">The Paypers</a>). Le diagnostic du marché tient en une phrase : quand un agent fait le travail de dix personnes, on ne paie plus dix sièges.</p>\n\n<p>Mais le krach n’est qu’un symptôme. La bascule de fond, c’est <a href=\"https://officechai.com/stories/saas-applications-will-collapse-in-the-ai-agent-era-microsoft-ceo-satya-nadella/\">Satya Nadella</a> qui la formule le plus clairement : les applis métier vont « s’effondrer », parce qu’au fond ce ne sont que des bases CRUD entourées de logique — et <strong>cette logique migre dans la couche agent</strong>. (Il n’a pas dit « le SaaS est mort » ; il a dit que la logique change d’étage. La nuance compte.)</p>\n\n<p>Le récit complet de cette semaine où « l’IA a tué le logiciel » est bien raconté ici : <a href=\"https://www.fintechbrainfood.com/p/the-saaspocalypse\">fintechbrainfood</a>, et décortiqué en vidéo dans <a href=\"https://www.youtube.com/watch?v=fHEAJ3ggOqs\">ce podcast</a>.</p>\n\n<p>Je ne regarde pas ça en analyste. Je le regarde en dev frontend. Et je viens de le faire, à la main, sur un de mes vieux projets.</p>\n\n<h2 id=\"javais-un-saas-il-sappelait-feezify\">J’avais un SaaS. Il s’appelait feezify.</h2>\n\n<p>C’était un carnet d’entraînement. Node, Express, Mongo, des comptes, un serveur, des déploiements. Je l’avais construit quand j’étais encore dans le sport, pour une raison précise : croiser deux choses que les outils ne croisent jamais bien — la <strong>charge objective</strong> (ce que disent les chiffres) et le <strong>ressenti subjectif</strong> (ce que dit le corps).</p>\n\n<p>Il n’a pas échoué : il s’est éteint. Une app hébergée qu’on cesse d’entretenir finit par mourir toute seule.</p>\n\n<p>En le rouvrant des années plus tard, le constat m’a sauté aux yeux : <strong>~90 % du code était de la tuyauterie.</strong> L’authentification, la base, le serveur, la synchro Strava, l’interface. Tout ça, aujourd’hui, un agent et quelques connecteurs le font sans moi.</p>\n\n<p>Ce qui restait — la seule chose qui valait quelque chose — c’était une <strong>méthode</strong>. Une façon de lire une journée : la forme d’un côté, le ressenti de l’autre, et un jugement quand les deux divergent. <em>Le subjectif arbitre l’objectif.</em> Des jambes fraîches ne passent jamais avant un corps qui dit non.</p>\n\n<p>Cette méthode n’était écrite nulle part. Elle vivait dans ma tête et, à moitié, dans le code. C’était l’actif. Le reste, c’était de la location.</p>\n\n<h2 id=\"la-solution--le-navigateur-puis-le-llm\">La solution : le navigateur, puis le LLM</h2>\n\n<p>Voilà le concept qui m’a débloqué.</p>\n\n<p>Le navigateur web a été une rupture d’<strong>interface</strong>. Une fois qu’il s’est imposé comme <em>la</em> surface universelle, on a reconstruit toutes les applications pour lui : le web app est né de là. À chaque changement d’interface, on rebâtit le moteur applicatif pour elle.</p>\n\n<p>Le chatbot IA est le nouveau navigateur. La surface par laquelle on accède à tout. Sauf qu’on ne <em>rebranche</em> pas l’ancienne app dessus : on rebâtit le moteur dans une nouvelle couche — <strong>l’agent</strong>. Et là, en dev, le découpage classique d’une app web se redéploie presque terme à terme :</p>\n\n<table>\n  <thead>\n    <tr>\n      <th>App web classique</th>\n      <th>Couche</th>\n      <th>App IA-native</th>\n    </tr>\n  </thead>\n  <tbody>\n    <tr>\n      <td>Navigateur / frontend</td>\n      <td>l’<strong>interface</strong></td>\n      <td><strong>le LLM / le chatbot</strong></td>\n    </tr>\n    <tr>\n      <td>Serveur / backend</td>\n      <td>le <strong>moteur métier</strong></td>\n      <td><strong>l’agent</strong> (archi hexagonale + adaptateurs vers les données)</td>\n    </tr>\n    <tr>\n      <td>Base de données</td>\n      <td>la <strong>persistance</strong></td>\n      <td><strong>une mémoire</strong> (log utilisateur + wiki d’agent)</td>\n    </tr>\n  </tbody>\n</table>\n\n<p>Trois idées, donc :</p>\n\n<ul>\n  <li><strong>Le LLM est l’interface.</strong> Plus de vue à rendre : le modèle rend une réponse, dans une conversation. Le frontend, c’est lui maintenant.</li>\n  <li><strong>L’agent est le moteur.</strong> Il <strong>encapsule le métier</strong> dans une <strong>architecture hexagonale</strong> : le domaine pur au centre — le différenciateur —, et autour des <strong>adaptateurs</strong> qui parlent aux <strong>applications tierces</strong> (Strava, et demain d’autres). Le métier ne dépend d’aucune appli ; les applis ne sont que des sources de données interchangeables. C’est exactement ce que décrit Nadella : la logique métier quitte le SaaS et s’installe dans la couche agent.</li>\n  <li><strong>La persistance est une mémoire, pas une base.</strong> Inspirée du <em>second cerveau</em> : un <strong>log utilisateur</strong> (ce que tu vis, écrit par toi) et un <strong>wiki d’agent</strong> qui <strong>compresse sa propre mémoire</strong> — il distille, relie, et finit par lire ce qu’il a compris plutôt que de tout re-dériver à chaque fois.</li>\n</ul>\n\n<p>C’est ça, une app IA-native : non pas un frontend posé sur une IA, mais <strong>un moteur entier reconstruit dans l’agent</strong>, derrière le LLM, avec sa mémoire à lui. L’utilisateur n’ouvre pas mon app — il installe mon agent sur sa propre IA.</p>\n\n<h2 id=\"ce-que-feezify-est-devenu\">Ce que feezify est devenu</h2>\n\n<p>J’ai gardé le nom et la méthode. J’ai jeté tout le reste.</p>\n\n<p>feezify est maintenant <strong>un agent : un cœur métier — la méthode — et une mémoire, dans un dossier de markdown qui t’appartient.</strong> Tu l’installes sur ton IA (Claude, ou un agent self-hosté comme OpenClaw) et tu lui demandes comment tu vas aujourd’hui. Zéro infra.</p>\n\n<p>Quelques décisions de design, en dev :</p>\n\n<ul>\n  <li><strong>Architecture hexagonale.</strong> Au centre, un domaine <em>pur</em> : le calcul de charge et la règle de croisement. Aucune entrée/sortie, aucun nom de provider. C’est le différenciateur, et c’est la seule partie vraiment testée. Autour, des <strong>adaptateurs</strong> interchangeables — Strava n’est qu’un fournisseur parmi d’autres, pas un chemin câblé. Ajouter une surface (une skill Claude, une skill OpenClaw) coûte presque rien : même moteur, manifeste différent.</li>\n  <li><strong>Deux mémoires.</strong> Ton <strong>journal</strong>, que <em>tu</em> écris (le brut, immuable). Et la <strong>mémoire du coach</strong>, que l’IA compile et maintient pour elle-même — le pattern « LLM Wiki » d’Andrej Karpathy : <em>arrête de re-dériver, commence à compiler.</em> Avec le temps, l’IA cesse de relire des mois de journal et lit ce qu’elle a déjà appris de toi, chaque affirmation tracée jusqu’à un jour précis.</li>\n  <li><strong>Un copilote, pas un coach.</strong> Il lit, il éclaire, il pose une couleur sur la journée et explique pourquoi. <strong>C’est toi qui décides.</strong> Il ne prescrit pas de séance. Cette ligne n’est pas un détail : c’est une règle de conception.</li>\n</ul>\n\n<p>Et — c’est le point qui compte — <strong>la méthode est ouverte.</strong> Le dépôt est public. Mon rempart, ce n’est pas le code : c’est la méthode, la voix, la distribution. Autant la mettre à découvert.</p>\n\n<h2 id=\"pourquoi-je-raconte-ça\">Pourquoi je raconte ça</h2>\n\n<p>Parce que c’est, je crois, le mouvement de fond : on arrête de construire des apps, on construit des <strong>agents qui s’installent sur l’IA des gens.</strong> Et que la meilleure façon de comprendre une techno, c’est de la montrer par le vécu — ici, un vieux projet à moi, ressuscité autrement.</p>\n\n<p>Si tu lis tes propres données d’entraînement, feezify arrive en beta : la page — avec la liste d’attente pour l’avant-première — est <strong><a href=\"/feezify.html\">ici</a></strong>.</p>\n\n<p>Et si tu construis des choses avec des agents, le dépôt est ouvert : <strong><a href=\"https://github.com/jn-prod/feezify\">github.com/jn-prod/feezify</a></strong>. La méthode est dedans, en clair.</p>\n",
      "summary": "On commence à appeler ça le SaaSpocalypse.\n",
      "date_published": "2026-07-10T00:00:00+00:00",
      
      
      "tags": ["ia", "systèmes agentiques", "frontend", "création"]
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      "url": "https://www.nicolasjouanno.com/premier-10km-champion-vs-plaisir.html",
      "title": "Premier 10 km : la méthode d'un champion, le contre-pied d'un coureur par plaisir",
      "content_html": "<p><em>On me demande parfois comment « se mettre à la course » et boucler un premier 10 km. J’ai deux aveux et une bonne nouvelle. Aveu n°1 : je n’ai jamais couru de 10 km sur route de ma vie. Aveu n°2 : je m’entraîne à la sensation, pas au plan. La bonne nouvelle : j’ai reçu sur mon <a href=\"/podcast-gael-le-bellec.html\">podcast Gaël Le Bellec</a>, triple champion du monde de duathlon, qui lui sait exactement comment on structure une prépa. Alors plutôt qu’un énième plan tout fait, voici un regard croisé : sa méthode de champion, et mon contre-pied de coureur par plaisir. Prends ce qui te parle.</em></p>\n\n<h2 id=\"la-méthode-du-champion\">La méthode du champion</h2>\n\n<p>Gaël ne laisse rien au hasard, et c’est là-dessus que le consensus le rejoint :</p>\n\n<ul>\n  <li><strong>Trois mois.</strong> C’est le délai minimum qu’il s’accorde pour préparer un objectif. Les plans débutants tournent d’ailleurs autour de 8 à 12 semaines.</li>\n  <li><strong>Deux à trois séances par semaine.</strong> Deux suffisent pour finir, trois pour progresser — avec une semaine allégée toutes les trois ou quatre semaines pour encaisser.</li>\n  <li><strong>De la progressivité.</strong> La fameuse règle des 10 % : on n’augmente pas son volume de plus de 10 % d’une semaine à l’autre, pour laisser le corps s’adapter.</li>\n  <li><strong>Apprendre à courir lentement.</strong> L’erreur numéro un du débutant, c’est de courir trop vite à chaque sortie. Comme dit Gaël : il ne faut pas vouloir courir comme les meilleurs.</li>\n  <li><strong>La course-marche</strong> pour démarrer : on alterne, on allonge, jusqu’à tenir en continu.</li>\n</ul>\n\n<p>C’est carré, c’est éprouvé, et si tu veux un cadre et viser un chrono, suis ça les yeux fermés.</p>\n\n<h2 id=\"mon-contre-pied-par-sensation\">Mon contre-pied (par sensation)</h2>\n\n<p>Maintenant, ma version — et elle est très différente.</p>\n\n<p>D’abord, <strong>je n’ai jamais aimé la route.</strong> J’ai fait un semi-marathon, des trails de 10 à 20 km, mais du roulant pur, non merci : le temps me paraît interminable et l’effort ne m’amuse pas. Ce que j’aime, c’est le chemin, le contact avec la nature, les variations de terrain et d’appuis, le paysage qui défile, la fraîcheur sous les arbres l’été. Je l’écrivais déjà dans le récit de <a href=\"/premier-trail.html\">mon premier trail</a>.</p>\n\n<p>Ensuite, <strong>la règle des 10 %, je n’en tiens pas compte.</strong> Je cours à l’envie. Il fait beau et j’ai la pêche ? Je pars longtemps. Flemme, mauvais temps, jambes lourdes ? Je raccourcis, ou je bascule sur un autre sport — une sortie VTT, du yoga à la maison. Mon corps décide.</p>\n\n<p>Enfin, <strong>les plans structurés, j’en ai soupé en vélo.</strong> Aujourd’hui je n’ai plus envie de ce planning millimétré. Je structure mes sorties par le parcours : les montées comme du travail, la récup dans les descentes, des sections de plat plus intenses. Mais tout ça à la sensation et non sur un tableur.</p>\n\n<h2 id=\"là-où-on-se-rejoint\">Là où on se rejoint</h2>\n\n<p>Et pourtant, sur l’essentiel, on dit la même chose.</p>\n\n<p><strong>Ne pars pas trop vite.</strong> Mon pire souvenir, c’est justement <a href=\"/premier-trail.html\">mon premier trail</a> : embarqué par l’énergie de la course, parti bien trop vite, j’ai sous-estimé le dénivelé et présumé de mes forces. La fin a été terrible. Parce qu’en course à pied, contrairement au vélo, <strong>on ne se refait pas</strong> : quand tu es cramé, tu passes à la marche, et là les sensations deviennent tout de suite beaucoup moins fun. Alors apprends à t’économiser et à <strong>finir fort</strong>.</p>\n\n<p><strong>Sur la course-marche, je suis fan</strong> — mais à ma façon : en trail, je marche les montées trop dures ou je récupère après un bel effort, quand je sens que j’en ai besoin. Pour allonger la distance quand on n’a pas le temps « gratuit » qu’on a sur un vélo, c’est franchement pertinent.</p>\n\n<p>Et le <strong>chrono</strong> pour un premier 10 km ? Gaël dit : le plaisir d’abord. Moi qui n’ai jamais couru après un temps, je suis d’accord à fond. La meilleure préparation, c’est celle avec laquelle tu as envie de t’entraîner. Pour moi, le vrai déclic — le moment où je me suis senti « coureur » — ce n’était pas un chrono : c’était d’enchaîner plusieurs semaines régulières et de finir une heure de course sans être courbaturé et cramé le lendemain.</p>\n\n<h2 id=\"le-petit-bonus--la-cadence\">Le petit bonus : la cadence</h2>\n\n<p>Un dernier truc que j’ai découvert tard, à cause de douleurs au dos : <strong>augmenter sa cadence réduit l’impact</strong>. C’est un bon conseil, mais ça se travaille (vélocité, technique), seul ou en club. Pas une priorité pour un premier 10 km — mais si ton dos râle, garde-le dans un coin de la tête.</p>\n\n<hr />\n\n<p>Au fond, il n’y a pas une seule bonne route. Tu veux un cadre et un objectif chiffré ? Prends la méthode du champion. Tu veux durer et y prendre goût ? Fais comme moi : sors, varie, écoute tes sensations — et garde-toi de partir trop vite. Le reste, c’est du plaisir.</p>\n\n<p><em>Pour aller plus loin, écoute <a href=\"/podcast-gael-le-bellec.html\">l’épisode complet avec Gaël Le Bellec</a>.</em></p>\n\n<p>🚲 <em>Côté vélo, je réfléchis à un <strong>plan d’entraînement VTT clé en main</strong> à télécharger — même esprit que ce 10 km : progresser à son rythme, sans se prendre la tête. Si l’idée te parle, <a href=\"/entrainement-vtt.html\">dis-le moi sur l’article entraînement VTT</a> : ça m’aidera à décider de le créer.</em></p>\n",
      "summary": "On me demande parfois comment « se mettre à la course » et boucler un premier 10 km. J’ai deux aveux et une bonne nouvelle. Aveu n°1 : je n’ai jamais couru de 10 km sur route de ma vie. Aveu n°2 : je m’entraîne à la sensation, pas au...",
      "date_published": "2026-06-16T00:00:00+00:00",
      
      
      "tags": ["Sport", "course à pied", "trail", "entraînement", "débutant"]
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    {
      "id": "https://www.nicolasjouanno.com/sans-gluten-sport-endurance-velo-coeliaque.html",
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      "title": "Sans gluten et sport d'endurance : ce que le vélo pro et la maladie cœliaque m'ont appris",
      "content_html": "<p>J’ai vécu deux rapports très différents à l’assiette. Pendant mes années de <a href=\"/results.html\">cycliste professionnel</a>, tout tournait autour du carburant : combien de glucides, à quel moment, pour tenir le watt sur la durée. Aujourd’hui, en tant que <strong>parent d’un enfant cœliaque</strong>, je lis chaque étiquette avec la même rigueur — mais pour une autre raison : éviter le moindre gramme de gluten.</p>\n\n<p>Ces deux mondes se rejoignent plus qu’on ne croit.</p>\n\n<h2 id=\"-sans-gluten---performance-ou-effet-de-mode-\">« Sans gluten » : performance ou effet de mode ?</h2>\n\n<p>On a beaucoup parlé de sportifs passés au sans-gluten. L’équipe pro <a href=\"https://www.beyondceliac.org/pro-cycling-team-powered-by-gluten-free-diet/\">Garmin s’y est mise dès 2008</a> sous l’impulsion de son physiologiste Allen Lim ; côté coureurs, <a href=\"https://www.cyclingweekly.com/news/latest-news/is-gluten-free-diet-beneficial-cyclists-285407\">Bradley Wiggins, vainqueur du Tour 2012, mangeait sans gluten</a>. De quoi laisser penser que c’est un secret de performance.</p>\n\n<p>Soyons honnêtes : <strong>pour quelqu’un qui n’est pas cœliaque ni sensible au gluten, <a href=\"https://www.cyclingweekly.com/fitness/are-gluten-free-diets-a-performance-booster-or-just-an-expensive-fad\">il n’existe pas de preuve solide qu’un régime sans gluten améliore la performance</a>.</strong> Les études ne trouvent aucune différence — sur la performance, le confort digestif ou l’inflammation — entre régime avec et sans gluten chez le non-cœliaque. Ce qui aide, c’est souvent l’effet collatéral — manger plus brut, mieux composer ses repas, réduire les produits ultra-transformés. Le gluten n’est pas le coupable ; c’est l’attention portée à l’assiette qui change la donne.</p>\n\n<h2 id=\"pour-un-cœliaque-ce-nest-pas-une-option\">Pour un cœliaque, ce n’est pas une option</h2>\n\n<p>La maladie cœliaque, c’est autre chose qu’une tendance : c’est une <a href=\"https://www.snfge.org/grand-public/maladies-digestives/maladie-coeliaque\"><strong>maladie auto-immune</strong></a> où le gluten abîme l’intestin grêle. Le seul traitement, c’est l’éviction <strong>totale et à vie</strong>. Là, pas de débat performance : on enlève le gluten parce qu’il rend malade, point.</p>\n\n<p>La bonne nouvelle — et c’est ce que je veux faire passer — c’est qu’<strong>on peut tout à fait être sportif d’endurance en mangeant sans gluten.</strong> Le carburant de l’effort ne manque pas : riz, pommes de terre, patate douce, quinoa, sarrasin, maïs, fruits. Tout ça est naturellement sans gluten et plein de glucides utiles.</p>\n\n<h2 id=\"ce-que-le-croisement-des-deux-ma-appris\">Ce que le croisement des deux m’a appris</h2>\n\n<ul>\n  <li><strong>Le carburant d’endurance peut être 100 % sans gluten.</strong> Les glucides de qualité ne sont pas réservés aux pâtes de blé.</li>\n  <li><strong>Le piège, ce sont les produits transformés</strong> — barres, gels, plats prêts, sauces. C’est là que le gluten se cache, et c’est précisément le réflexe « lecture d’étiquette » qui sauve.</li>\n  <li><strong>Manger sans gluten oblige à cuisiner plus brut</strong> — ce qui, pour un sportif, est rarement une mauvaise chose.</li>\n</ul>\n\n<h2 id=\"un-mot-dhonnêteté\">Un mot d’honnêteté</h2>\n\n<p>Je ne suis ni médecin ni diététicien. Ce que je partage ici, c’est du <strong>vécu</strong> — celui d’un ancien compétiteur et d’un parent concerné. Le diagnostic de la maladie cœliaque passe par un médecin (et surtout : <strong>ne supprimez pas le gluten avant les tests</strong>, ça fausse les résultats). Pour les infos fiables, voyez <a href=\"https://www.ameli.fr/assure/sante/themes/intolerance-gluten-maladie-coeliaque\">ameli.fr</a> et l’<a href=\"https://www.afdiag.fr/\">AFDIAG</a>.</p>\n\n<hr />\n\n<p>Envie de tester vos réflexes ? J’ai construit un petit outil : <strong><a href=\"/apps/gluten-not-gluten/\">Gluten ou pas gluten ?</a></strong> — un quiz pour apprendre à repérer le gluten, aliment par aliment. Et si le sport vous parle, <a href=\"/results.html\">mon parcours sportif est par ici</a>.</p>\n",
      "summary": "J’ai vécu deux rapports très différents à l’assiette. Pendant mes années de cycliste professionnel, tout tournait autour du carburant : combien de glucides, à quel moment, pour tenir le watt sur la durée. Aujourd’hui, en tant que parent d’un enfant cœliaque, je lis chaque étiquette avec la même rigueur —...",
      "date_published": "2026-06-09T00:00:00+00:00",
      
      
      "tags": ["sans-gluten", "maladie-coeliaque", "sport", "endurance", "cyclisme", "nutrition"]
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    {
      "id": "https://www.nicolasjouanno.com/buzz-galette-des-rois-sans-gluten.html",
      "url": "https://www.nicolasjouanno.com/buzz-galette-des-rois-sans-gluten.html",
      "title": "RE : (Bad) BUZZ et désinformation autour du remboursement de la galette des rois sans gluten",
      "content_html": "<p>Hier, j’ai signalé, via les outils dédiés des plateformes, plusieurs prises de parole que j’estime relever de la désinformation :</p>\n\n<ul>\n  <li><a href=\"https://www.instagram.com/reel/DTdXxP3jU50/?igsh=Z3QxYTY4anBrMGpy\">une publication de Laurent Wauquiez, président du groupe Les Républicains à l’Assemblée nationale</a></li>\n  <li><a href=\"https://www.instagram.com/reel/DTfbypiCH3H/?igsh=MXhoaXM2aG1kaDNieg==\">une publication de François Lenglet, journaliste sur RTL</a></li>\n</ul>\n\n<p>Ces contenus ont alimenté un véritable bad buzz autour de l’idée que la galette des rois sans gluten serait remboursée par la Sécurité sociale. Ils créent un amalgame entre :</p>\n\n<ol>\n  <li>La maladie cœliaque — une maladie auto-immune reconnue</li>\n  <li>La consommation de produits “sans gluten”, une catégorie alimentaire qui n’est pas spécifique à la maladie</li>\n</ol>\n\n<p>Ce flou entretient encore davantage la confusion autour du régime sans gluten, déjà fragilisé par des discours non médicaux sur les réseaux sociaux.</p>\n\n<p><em>Mise à jour du 2026-01-17</em>: <a href=\"https://www.instagram.com/reel/DTiAbfIkpYT/?igsh=bnQ4NWM0MzA0NTEx\">RTL a publié un nouveau post</a>. Il s’agit d’un extrait de l’interview du Dr Jimmy Mohamed qui pose les faits et rétablit la vérité : « La polémique n’a pas lieu d’être ».​​​​​​​​​​​​​​​​</p>\n\n<h2 id=\"linformation-vs-la-rapidité\">L’information vs la rapidité</h2>\n\n<p>Ce qui me choque aujourd’hui, c’est qu’aucune grande rédaction nationale ne semble avoir repris le sujet avec précision, malgré son ampleur dans les réseaux. Ce qui entretient la confusion sur le sujet.</p>\n\n<p>Lorsque l’on travaille dans l’information, vérifier ses sources et restituer fidèlement les faits n’est pas une option : c’est une obligation, même (et surtout) quand le temps manque.</p>\n\n<p>Je ne remets pas en cause le travail des journalistes : la pression d’être le premier à publier, ou de générer des clics pour alimenter des revenus publicitaires, peut détourner de l’essentiel qui est de produire une information vérifiée et précise.</p>\n\n<h2 id=\"le-mythe-du-montant-du-remboursement-de-la-galette\">Le mythe du “montant du remboursement de la galette”</h2>\n\n<ul>\n  <li>Prix de la galette (330g): 18,95€ TTC</li>\n  <li>Base de remboursement selon le <a href=\"https://www.ameli.fr/etablissement/exercice-professionnel/nomenclatures-codage/lpp\">LPPR</a>: 3,81€</li>\n  <li>Taux de remboursement Sécu sur la base de remboursement: 60%</li>\n  <li>Résultat: 3,81€ x 60% = 2,29€</li>\n</ul>\n\n<p>Le fabricant indiquant vouloir en vendre 3000 (source <a href=\"https://www.franceinfo.fr/sante/alimentation/une-galette-des-rois-remboursee-en-partie-par-la-securite-sociale-si-vous-avez-la-maladie-c-liaque_7738714.html\">France Info</a>). Cela représente un coût potentiel maximum pour la Sécurité sociale de 6 870€,\nen supposant que :</p>\n\n<ul>\n  <li>tous les acheteurs soient des malades cœliaques</li>\n  <li>tous ces malades soient reconnus en ALD</li>\n  <li>tous ces acheteurs reconnus envoient leur demande de remboursement</li>\n</ul>\n\n<p>Il est important de rappeler que la Sécurité sociale plafonne le remboursement des produits certifié sans gluten par mois :</p>\n\n<blockquote>\n  <p>“Pour un adulte, cette prise en charge est plafonnée à 45,73 euros par mois. Le plafond est de 33,54 euros pour un enfant de moins de 10 ans.”</p>\n</blockquote>\n\n<p>À la question “quelles sont les alternatives à ce produit pour un malade cœliaque ?”, la réponse est : aucune. Qu’il ait 8 ou 78 ans, il ne peut pas non plus choisir entre frangipane, pomme ou autre garniture. Il a celle-là, ou la frustration de ne pas pouvoir participer à ce moment de partage.</p>\n\n<h2 id=\"un-angle-trop-rarement-abordé\">Un angle trop rarement abordé</h2>\n\n<p>Plutôt que d’évoquer un “trou de la Sécurité sociale”, on pourrait pointer le véritable problème : l’offre industrielle.</p>\n\n<p>➡️ Beaucoup de produits vendus en grande distribution portent la mention “peut contenir des traces de gluten”. Cette mention protège légalement les industriels, mais exclut de fait les personnes réellement cœliaques, qui doivent éviter toute trace, pas seulement la protéine elle-même.</p>\n\n<p>Cela concerne :</p>\n\n<ul>\n  <li>des épices</li>\n  <li>des céréales du petit déjeuner</li>\n  <li>des plats préparés</li>\n  <li>même… des boulettes de viande</li>\n</ul>\n\n<p>Pour illustrer concrètement, voici <a href=\"https://www.maviesansgluten.bio/10-aliments-ou-lon-ne-sattend-pas-a-trouver-du-gluten/\">un article</a> qui liste des produits où l’on ne s’attend pas à trouver du gluten, mais qui peuvent en contenir.</p>\n\n<h2 id=\"une-réalité-rencontrée\">Une réalité rencontrée</h2>\n\n<p>Je suis adhérent de l’AFDIAG. Lors des réunions, je rencontre régulièrement des personnes qui, bien qu’elles suivent un régime sans gluten pour des raisons de santé, n’ont pas de diagnostic médical officiel. Elles n’ont donc pas accès au remboursement des aliments certifiés sans gluten.</p>\n\n<p>Cela soulève une question importante : combien de personnes pourraient être diagnostiquées, mais ne le sont pas ? Et combien de familles se retrouvent sans soutien alors qu’une prise en charge existe pour les malades reconnus ?</p>\n\n<h2 id=\"et-maintenant-\">Et maintenant ?</h2>\n\n<p>Il y a quelques semaine, j’ai créer un petit <a href=\"https://www.nicolasjouanno.com/apps/gluten-not-gluten/\">quizz qui permet de tester ses connaissances sur la présence de gluten dans les aliments</a>. Prêt à relever le défi ?</p>\n\n<h2 id=\"pour-aller-plus-loin\">Pour aller plus loin</h2>\n\n<ul>\n  <li><a href=\"/nutrition.html\">Vivre sans gluten au quotidien</a> — mes repères concrets, par expérience</li>\n  <li><a href=\"/apps/gluten-not-gluten/\">Gluten ou pas gluten ?</a> — le quiz pour s’entraîner à repérer le gluten</li>\n</ul>\n\n<h2 id=\"sources\">Sources</h2>\n\n<p>Voici des sources fiables pour s’informer correctement sur la thématique abordée :</p>\n\n<ul>\n  <li><a href=\"https://fr.wikipedia.org/wiki/Maladie_c%C5%93liaque\">🧠 Wikipédia – Maladie cœliaque</a></li>\n  <li><a href=\"https://www.ameli.fr/assure/remboursements/rembourse/medicaments-vaccins-dispositifs-medicaux/remboursement-aliments-sans-gluten-ameli\">💳 Ameli – Règles de prise en charge des aliments sans gluten</a></li>\n  <li><a href=\"https://www.afdiag.fr/fr/\">🤝 AFDIAG – Association Française Des Intolérants Au Gluten</a></li>\n  <li><a href=\"https://www.le-petit-minotier.fr/produit/galette-sans-lactose-aux-amandes\">🥐 La galette des rois sans gluten certifiée AFDIAG en question</a></li>\n</ul>\n",
      "summary": "Hier, j’ai signalé, via les outils dédiés des plateformes, plusieurs prises de parole que j’estime relever de la désinformation :\n",
      "date_published": "2026-01-15T00:00:00+00:00",
      
      
      "tags": ["sans-gluten", "sécu", "santé", "désinformation", "maladie-coeliaque"]
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      "title": "Retrouver le fil - pourquoi je recentre tout sur un seul site",
      "content_html": "<p>Quand j’ai publié mes premiers contenus en 2008, je n’avais pas vraiment de stratégie.</p>\n\n<p>Chaque projet avait son site : un pour le vélo, un pour mes expérimentations web, un autre pour partager des vidéos…</p>\n\n<p>C’était la logique du moment :\nséparer, cloisonner, multiplier les adresses.</p>\n\n<p>Mais à force de fermer des projets, de changer de plateformes ou de quitter des réseaux sociaux, j’ai fini par perdre une grande partie de ce que j’avais publié.</p>\n\n<p>Des années de créations dispersées, aujourd’hui invisibles.</p>\n\n<p>Avec le temps, j’ai compris que cette dispersion ne racontait pas vraiment mon histoire.</p>\n\n<p>Tout était fragmenté, alors que mon parcours lui, est une seule ligne</p>\n\n<p>Aujourd’hui, je reviens à quelque chose de plus simple : un hub personnel, une timeline unique.</p>\n\n<p>Un lieu qui rassemble le sport, la famille, la photo, le code. Bref, tout ce que je suis, sans devoir le découper.</p>\n\n<p>Je ne veux plus courir après les réseaux sociaux.</p>\n\n<p>Ce site devient mon terrain de jeu, mon carnet de bord, et peut-être le seul endroit où je veux vraiment écrire.</p>\n",
      "summary": "Quand j’ai publié mes premiers contenus en 2008, je n’avais pas vraiment de stratégie.\n",
      "date_published": "2025-09-17T00:00:00+00:00",
      
      
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      "title": "Podcast #1 - Gael Le Bellec, 3x champion du monde de duathlon",
      "content_html": "<iframe width=\"100%\" height=\"315\" src=\"https://www.youtube.com/embed/YX4ip_bAdx4\" frameborder=\"0\" allow=\"accelerometer; autoplay; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture\" allowfullscreen=\"\"></iframe>\n\n<p>Aujourd’hui, je reçois au micro du podcast Gael Le Bellec, notre breton triple champion du monde de duathlon.</p>\n\n<p>Dans cet épisode, Gael nous parle de son passé de coureur cycliste, de sa transition au duathlon.</p>\n\n<p>Il nous raconte des souvenirs qui seront pour lui inoubliables et qu’il transmettra à son fils. Il nous parle aussi de ces moments de doutes qui conditionnent la vie d’un sportif et comment il les a surmontés.</p>\n\n<p>Il nous parle aussi de ses objectifs 2019. De l’équilibre qu’il a trouvé entre la vie de sportif, sa vie professionnelle et sa vie de père de famille.</p>\n\n<p>🚲 <em>Dans le prolongement de ce que raconte Gaël — progresser en gardant l’équilibre et le plaisir — je réfléchis à un <strong>plan d’entraînement VTT clé en main</strong> à télécharger. Si l’idée te parle, <a href=\"/entrainement-vtt.html\">fais-le moi savoir ici</a> : ça m’aidera à décider de le créer.</em></p>\n",
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      "date_published": "2019-01-24T00:00:00+00:00",
      
      
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      "title": "Pourquoi tombons-nous ?",
      "content_html": "<h2 id=\"chapitre-1--une-adolescence-dans-les-sous-bois\">Chapitre 1 : Une adolescence dans les sous-bois</h2>\n\n<p><em>A 10 ans, je me passionne pour le VTT et débute sa pratique en “ecole de VTT”. C’est la discipline qui m’amenera à découvrir la compétition au niveau regionnal. Limité par une saison qui va de mars à octobre, je me tourne vers le cyclo-cross à 15 ans pour faire durer le plaisir.</em></p>\n\n<p>De contûme, les jeunes cyclo-crossman viennent de l’école de vélo de route. Si je m’y suis mis “sur le tard”, d’autre s’y essaye depuis leurs 10 ans.</p>\n\n<p>Le cyclo-cross est une discipline atypique et hybride. La saison commence dès septembre. Le sol est alors sec. C’est avec mon VTT que je réalise ma première saison. Bien plus sûr pour mois qui était un peu tête brûlée sur un vélo.</p>\n\n<aside class=\"c-card c-card--flat c-card--small\" role=\"note\">\n  <p>Pro tip: pour commencer en vélo de route, optez pour des pneus renforcés, le plus large possible, roulez moins vite dans les virages et surtout ne les gonflez pas trop (3 bars max !)</p>\n</aside>\n\n<p>Débuter en cyclo-cross est assez simple. Commencez par sortir de la route, prenez les chemins de allages, les voies vertes. Moi j’ai commencé comme cela. Ensuite, au fil du temps, vous vous sentirez plus à votre aise sur les sols glissants, vous irez de plus en plus facilement dans les bois. Vous serez peu-être même, à la recherche de cette glisse si présente en cyclo-cross lorsque l’on roule sous la boue et que l’on revient d’une sortie comme si l’on avait fait une séance de bain de boue en thalasso.</p>\n\n<p>Pour ma deuxième saison, mon entraineur de club, le VCP Loudéac, qui faisait partie des meilleurs régionaux, avait accepté de m’entrainer. Ensuite, tout est allé très vite. La saison de cylo-cross est “courte”, il faut progresser rapidement en technique et en physique. Si la préparation physique était guidé par l’entrainement fournie. J’ai appris les techniques spécifiques lors de stages organisés par le comité de Bretagne de Cyclisme.</p>\n\n<aside class=\"c-card c-card--flat c-card--small\" role=\"note\">\n  <p>Pro tip: Le cyclo-cross est aussi une des rares disciplines en vélo où des obstacles, le plus souvent, artificiels (escalier, marches, plate-forme, etc...) sont ajoutés sur les tracés. Apprendre à les appréhender et les repérer peut éviter bon nombre de pièges et donne un avantage sportif.</p>\n</aside>\n\n<p>L’agilité acquise en cyclo-cross est bénéfique pour la pratique du VTT et du vélo de route. Faisant de moi un vrai touche à tout capable m’amuser sur les champs de bosses de BMX, d’appréhender une trajectoire et de controler sa glisse. Bref, tout ce qui vous rend plus fort en cyclo-cross, vous rends également plus fort en vélo de route et en VTT. C’est bien pour cette raison que l’on voit, l’hiver, s’affronter sur les mêmes chemins les champions du tour de France et de la coupe de France de VTT sur les mêmes chemins.</p>\n\n<p>L’entrainement en cyclo-cross est certainement l’un des moments qui procure le plus grand sentiment de liberté. Route ou chemin, il est alors facile de trouver une parcours qui convient à l’humeur du jour et de laisser place au plaisir de pilotage. On oublie alors le monde qui nous entoure et on se concentre sur la trajectoire de sa roue avant.</p>\n\n<p>Le cyclo-cross est un monde familial et bienveillant. C’est d’ailleurs ce qui me plaisait le plus dans cette discipline. Rapprochez d’un club ou comité de cycliste départemental ou régional prêt de chez vous. Ils répondront à toutes vos questions sur les licences et le règlement. Parler, au compétiteur et accompagnateur sur le bord des circuits.</p>\n\n<aside class=\"c-card c-card--flat c-card--small\" role=\"note\">\n  <p>Pro tip: Surtout, la première fois arrivée avec de l'avance, 2h peuvent suffire. Vous aurez ainsi le temps de vous repérer le parcours, vous échauffer seureinement pour ce départ explosif qui vous attend et épingler votre dossard !</p>\n</aside>\n\n<p>Le cyclo-cross est un sport festif, alors prenez votre temps, restez parler après votre épreuve, encourager les autres participants. J’ai encore des souvenirs de mon passage en spectateur sur le championnat du Monde à Lanarvily où l’on se serait cru au festival des Vieilles Charues, juste ENORME !</p>\n\n<p>Les courses de cyclo-cross sont courtes, entre 30min et 1h selon les catégories. L’effort y est intense et sans retenue dès le top départ.</p>\n\n<p>Le premier objectif à se fixer est déjà de réussir un bon départ.</p>\n\n<p>Le problème mécanique sur la première ligne droite est sûrement le fait de course le plus stressant. Un départ raté, un premier arrêt au stand, pire faire la course en sachant que l’on a plus de roue de secours ou de vélo de secours en cas d’un nouveau problème. Ce couperet de l’abandon sur problème mécanique. Ce sentiment d’injustice pour ce jour si spécial où vous vous sentez en forme herculéenne.</p>\n\n<p>Le premier tour du parcours défini déjà une certaine hiérarchie dans l’épreuve. Les bouchons du milieu de peloton condamnes déjà les coureurs les moins attentifs et les moins explosifs.</p>\n\n<p>Vient ensuite un long moment d’observation où il faut gérer son éffort à la limite, rester lucide pour ne pas faire de fautes techniques, enchainer les difficultés, traverser flaque d’eau, devers dans la boue, survoler les ornières.</p>\n\n<p>Mais surtout il faut finir encore plus fort. Les arrivées sont souvent étroites, les sprints très courts. Arriver seul reste l’idéale. Avoir le temps de savourer son arriver, quelque soit sa place. Profiter de la chaleur du public et du stand de galette saucisse pour se réchauffer. Votre vélo fera peu-être 5 kilos de plus, si vous n’avez pas la chance d’avoir un vélo de secours au stand. Un passage au jet sera de rigueur avant de rentrer à la maison en attendant cette prochaine dose d’adrénaline.</p>\n\n<p>Une succession de podiums m’a amené à porter le maillot de la sélection Bretonne jeune sur le championnat de France de Nommay. Ma première sortie sous les couleurs de l’équipe de Bretagne et mes premiers moments en collectivité sous pression dans le gel et la boue.</p>\n\n<p>Le cyclo-cross m’a permis de prendre le sens du détail, de l’analyse. Prendre soin de mon matériel, me renseigner sur le lieu et l’évènement. Reconnaître le parcours pour en connaitre les pièges. C’est une discipline qui rassemble. L’hiver, il n’y pas de compétition de vélo de route, ni de VTT, ni de piste. Le cyclo-cross devient alors comme une grande messe du cyclisme où les meilleurs de chaque disciplines viennent se frotter aux meilleurs de cette discipline.</p>\n\n<p>Le jour où j’ai repris un vélo de cyclo-cross en compétition comme entrainement pour mes saisons de cyclisme professionnelle J’ai réellement pris conscience d’un niveau d’exigence physique et technique de cette discipline où tout va très vite.</p>\n\n<h2 id=\"chapitre-2--paris-tours-espoirs-le-rituel-de-fin-de-saison\">Chapitre 2 : Paris-Tours Espoirs le rituel de fin de saison</h2>\n\n<p><em>aujourd’hui, je vais vous parler de quelques souvenirs que m’évoquent le mois d’octobre. Plus que de belles couleurs , des coucher de soleil et des châtaignes qui ornent les routes, voici quelques souvenirs au coeur du peloton.</em></p>\n\n<p>Paris-tours restera mon dernier souvenir de cycliste amateur. Avec ces 179Kms de l’édition 2008 et une quantité innombrable de longues et larges lignes droites, Paris-Tours est, pour les amateurs comme les professionnel, le dernier rendez-vous de la saison. Comme un point final, la dernière chance de briller, c’est avant tout la dernière opportunité offrete à quelque 180 chanceux d’avoir la confiance de leur équipe.</p>\n\n<p>J’ai porté à plusieurs reprises le maillot de la sélection espoir bretonne. Mais le championnat de France espoir 2009 et cette édition de Paris-Tours espoir 2008 font partie de mes meilleurs souvenirs de cycliste. Je ne parlerais pas de “coureur”, pour moi synonyme de compétition pour la simple raison que je ne vais pas vous donner le retour sur l’adrénaline d’une victoire et autres prouesses sportives. Je vais plutôt vous parler du frisson de se laisser porter par la masse sur ces magnifiques routes tourangelles.</p>\n\n<p>Dernière course veut aussi dire derniers entraînements. En amateur, je totalisais quelques cent jours de courses par saison. Privilégiant toujours les jours de courses et la récupération à l’entrainement structuré et minuté. Seulement voilà, en fin de saison, les coureurs se faisant rares les courses le sont tout autant. Elles sont espacées d’une semaine pleine comme en début de saison, mais voilà la motivation n’est plus la même. La peau porte encore les marques de la chaleur de l’été. La tête vainc comme elle peut la lassitude musculaire. Il faut encore mobiliser toutes les ressources musculaires et mentales pour retourner au charbon.</p>\n\n<p>Cette dernière semaine de la saison à toujours eu un goût bizarre. Avec un fond de nostalgie, on sait que l’on effectue nos derniers tours de roues entre amis, enfin ceux qui ne sont pas déjà aux pieds de la cheminée. Avec le souvenir de ces moments pendant lesquels on parlait de nos petits bobos, de nos joies et de nos interrogations. Pour beaucoup on parle encore de merkato, le choix du club de l’année prochaine, de l’entrainement, parfois déjà du matériel. Cette dernière course sera donc l’affaire de l’homme qui se sera le moins démobilisé.</p>\n\n<p>Alors on commence cette dernière semaine d’entrainement. On prend le vélo, on longe la côte, on évite les bosses (ça fait trop mal aux jambes), s’il pleut on fait de l’home-trainer, s’il vente on roule lentement. Oui mais une petite voix revient, disant: <em>“ho là gamin, à Paris-tours ça roule à 45Km/h de moyene, il faut remettre en route, tu dormiras après !”</em>.</p>\n\n<p>Du coup, le mercredi on roule, des pensées on en a pleins la tête, alors on peut rouler longtemps, très longtemps ! Puis on débranche, chacun à sa façon, derrière voiture, scooter, on se concentre. On ne lâche pas le parchoc et on roule vite, très vite ! Car si l’organisme est endormi en fin de saison, comme une pré-hibernation, il n’en reste pas moins puissant fort de tous ces kilomètres déjà avalés à vive allure cette saison. On regarde le compteur, 40, 50, 60Km/h, jusqu’à 80Km/h (derrière voiture on roule vraiment très vite !). On surveille le seuil, si en début de saison on ne montre pas nos faiblesses et réalisons nos exercices au seuil au-dessus même de ce seuil. En fin de saison, on gueule ! On gueule quand ça va trop vite, on gueule quand il y a des à-coups !</p>\n\n<p>Le jeudi, on n’oublie pas que c’est la dernière séance de côte de la saison. Cette fameuse côte, si soigneusement choisis pour qu’elle soit à une distance raisonnable du domicile, dur, longue, mais pas trop et l’aimer suffisamment pour y souffrir si régulièrement. On l’a déjà monté (et déscendue) de si nombreuses fois. Ce jeudi, on ne travail plus l’explosivité, on l’entretien ! Vous me direz où est la limite entre le travail et l’entretien? Je dois vous dire que je cherche encore ! Car ce jeudi, on se remet dans sa bulle de compétiteur, on se fait quand même un peu mal aux cannes. Il est temps ! C’est quand même sous un maillot de sélection qu’elle se fait cette dernière course, sur les centaines de coureurs bretons, j’ai quand même la chance de faire partie du groupe des 5 composé de moi, Lebars, Le Bellec, Pichon, Poulizac et Y. David (forfait) , entre privilégiés et survivants des pièges de la saison.</p>\n\n<p>Le vendredi, on prépare le sac de course avec un rituel bien rôdé. On commence par les chaussures en vérifiant que les cales sont encore bonnes. On ajoute une paire de chaussette, les jambières, un cuissard et un maillot pour rouler la veille, des manchettes au cas où le soleil ne se lève pas dans le centre^de la France. Casque, gants, lunettes viendrons composer le paquetage. On vérifie à deux fois qu’il y a assez d’épingles pour les deux dossards de l’épreuve. On respire un grand coup et on ferme le sac !</p>\n\n<p>Le lendemain, samedi, veille de cours, on retrouve l’équipe à Rennes pour effectuer les 5h de routes qui nous sépare de l’hôtel. Je crois me souvenir que cette année là nous étions tous des “puceaux” de Paris-Tour. L’ambiance qui régnait dans le camion était très studieuse comme endormie par la pression. Arrivée à l’hôtel on sort les vélos pour quelques tours de roues, on se débloque, on fait quelques pancartes, chacun à sa sauce. Puis vient la douche, le repas un dernier festin de pâtes sans beurre à la “sauce” huile d’olive saupoudrées de levure de bière. Une bonne nuit de sommeil lancera les dés de ce dernier jour de compétition.</p>\n\n<p>Pour la dernière fois de la saison, en prend les épingles et on fixe solidement les dossards sur le maillot. La pression monte encore d’un cran. La fin de saison c’est un peu la loterie, soit on profite d’une belle journée d’arrière saison, soit on a une journée “tempête”, une semaine avant nous faisions Paris-Conneré sous une pluie battante. Par chance le soleil est annoncé pour ce dernier jour de fête.</p>\n\n<p>On charge les vélos sur les voitures pour se rendre sur la zone de départ. Commence alors un dernier briefing de la saison, sans pression. Heureusement, l’ampleur de l’événement et nos ambitions personnelles, nous la mette déjà suffisamment. On part en équipe à l’émergement traversant un fin brouillard qui masque encore le soleil. Et on profite de quelques salutations avec les autres concurrents pour échanger quelques informations coupées de blagues potaches et légères. De retour à la voiture, on rempli les poches de ravitaillement, genre vraiment vraiment beaucoup, il y a 179Km au programme, ce serait dommage de finir sur un fringale!</p>\n\n<p>Puis vient l’appel des coureurs, annonciateur du départ fictif. Comme une dernière parade pour les 180 partants. Les hommes en forme de la fin de saison, on les connait, on les surveil, mais ils portent un masque impénétrable. Paris-Tour c’est aussi beaucoup de pression pour une partie d’entre nous. Les effectifs des équipes professionnelles se clôture. Certains peuvent encore changer l’histoire, faire un exploit. Paris-Tours c’est aussi ça, cette part de rêve de vivre un jour la vie de coureur cycliste professionnelle. Ceux-là même qui vont franchir cette même ligne d’arrivé, tracée sur l’avenue de Grammont, quelques minutes après nous.</p>\n\n<p>Le départ est donné. Place aux célèbres lignes droites, si grande et si large qu’il “suffit” de vouloir se faire mal aux jambes pour remonter ce peloton inarretable lancé à vive allure. Progressivement le soleil montre son nez, pour avoir un grand soleil d’automne au ravitaillement, en haut d’un faux plat au milieu des champs de maïs coupés quelques jours auparavant. La course peine à dessiner alors même que le peloton traverse ça et là la Loire et longe les maisons troglodytes.</p>\n\n<p>Les vingt derniers kilomètres passent à une vitesse folle. On arrive vite aux trois kilomêtres cent de ligne droite de la mythique avenue de Grammont, sont entamés à un rythme effréné, en frottant j’ai la chance de me trouver dans le premier quart du peloton et de passer la ligne en trente-sixième place sans encombre. La course, elle, est gagné par Tony Gallopin avec deux minutes vingt-trois d’avance sur le peloton. Devant Romain Zingle et Julien Fourchard, un autre breton sous le maillot de Côtes d’Armor-Marie Morin.</p>\n\n<p>Une porte se tourne sur la saison 2008. J’ai rendez-vous dans quelques jours à Lanion pour signer mon premier contrat pro avec l’équipe Bretagne-Schuller. Ponctuant ainsi les mois de stages passés avec l’équipe en cette fin de saison. Mettant aussi un point final à mes études. Me tournant vers de nouveaux défis sportifs mais aussi humains. Débutant un véritable parcours initiatique dans le monde des “grands”.</p>\n\n<h2 id=\"chapitre-3--doit-on-avoir-le-bac-pour-être-cycliste-\">Chapitre 3 : Doit-on avoir le BAC pour être cycliste ?</h2>\n\n<p><em>&gt;La réponse donnée par les parents à toutes les lubis d’adolescent est toujours la même: “passe ton BAC et après on verra”. Les sportifs en herbe n’y échappent pas ! J’ai eu la chance de passer mon BAC en “sport-étude”, puis mon BTS de la même manière. Au final, j’ai un BTS et j’ai été cycliste professionnel. En quoi mon BTS m’a servie pour être cycliste?</em></p>\n\n<p>Je suis entrée au “sport-étude” de “Lorient Bretagne Sud” lors de ma deuxième seconde. Oui, j’ai “retapé” et j’assume. D’ailleurs, je dois vous dire que ce fut plus une chance qu’un échec. En effet, à l’époque de ma première seconde je voulais m’orienter vers le dessin industriel. L’équation de la réflexion était simple, j’aimais le dessin, j’aimais le vélo et l’univers matériel qui en découlais. Du coup, avec les copains nous passions plus de temps à dessiner des vélos sur bancs d’école qu’à écouter les profs. Une réflexion bien trop court-termiste qui m’a amené à redoubler.</p>\n\n<p>Je reprends donc mon histoire, je suis en sport-etude lors de ma deuxième seconde. Le principe était simple, mon établissement scolaire avait signé une convention avec la section “sport-étude” afin d’aménager mon emploi du temps en fonction des événements sportifs. La réalité était bien autre. Puisqu’il me fallait rattraper les cours, seul, à la maison. Je n’ai jamais abusé de cet aménagement. Finalement, le fait de savoir que mon planning était aligné à mes objectifs sportifs m’avait rebooster l’envie d’apprendre. Avec un système bien fait, je repartais dans un cercle vertueux qui me faisait progresser sur la selle et sur les bancs d’école.</p>\n\n<p>Le lycée et les courses juniors, ne sont fondamentalement pas si opposés puisque la fédération, les comités régionaux et départementaux ont suffisamment bien ficelé les règlements pour brider les excès d’orgueils des coureurs, entourages et autres en-cadrants. En junior, c’est la dernière catégorie jeune où les braquets sont limités à un certain développement. Où le nombre de jour de course hebdomadaire est limité. Je pense que le nombre de juniors qui terminent l’année avec plus de 10 000 au compteur est rare. N’oublions pas que même les courses fédérales et internationales ont des kilométrages entre 100 et 120 kilomètres, que les courses par étapes font rarement plus de deux jours. La charge d’entrainement nécessaire est donc raisonnable et accessible.</p>\n\n<p>Finalement, la répartition du volume horaire d’entrainement d’un junior est assez simple et totalement compatible avec les études. Si l’on prend comme exemple, une sortie de récupération le lundi d’une heure-une heure trente. Une sortie de spécifique entre le mardi et le jeudi d’une heure-une heure trente. Une sortie de fond le mercredi de trois-quatre heures. Enfin, une sortie d’une heure-une heure trente de déblocage le samedi. Si l’on considère que pour un adolescent lambda ces heures sont, en moyenne, passées devant la console, pourquoi ne pas les utiliser pour quelque chose de plus utile ou constructif? Comme le sport.</p>\n\n<p>Je me suis tellement plu dans mon “sport-etude” que j’ai finalement eu mon BAC avec mention. Puis, je l’ai continué en BTS. On avait vraiment une bonne émulation sportive dans ce groupe qui a plutôt bien réussis: Yann Guyot, devenu champion de France élite 2 et cycliste professionnel dans l’équipe cycliste de l’armée de terre ou encore Laurent Pichon, devenu cycliste professionnel un après moi dans la même formation: Bretagne Schuller.</p>\n\n<p>En juillet 2008, alors âgé de 20 ans, je reçois mes résultats d’examen et je suis appelé par Joel Blévin, alors manager de l’équipe Bretagne-Schuller, la même semaine. Il m’apprend, lors de cet appel, que je vais compléter l’effectif de fin de saison sur les épreuves professionnelles! Je suis alors envahie d’une joie énorme avec un fond de sensation d’accomplissement. J’ai fait beaucoup de concessions et de sacrifices lors de mon adolescence, privilégiant étude et sport aux sorties et aux amis, pour toucher du doigt cet objectif. Et à ce moment-là, j’y suis.</p>\n\n<p>Se succéderont alors quatre mois d’attente, ponctués par des courses d’une envergure que je ne soupçonnais pas. La naïveté de ma jeunesse et mes rêves d’enfant m’ont permis de découvrir cet univers professionnel avec des étoiles dans les yeux et, parfois, je dois le dire, le ventre tordu. J’ai eu la chance d’intégrer une équipe formidable à l’écoute de la jeunesse. Je devais me préparer à ne plus mener deux combats à la fois. Même si je voulais m’inscrire en licence, passer professionnel était synonyme pour moi de choix entre étude et sport, je ne pourrais plus mener ces deux projets de front.</p>\n\n<p>Fin octobre 2018, je monte donc à Lannion, dans les bureaux de Joel Blévin. Je m’apprête à signer mon premier contrat de cycliste professionnel la semaine de mon anniversaire. Un timing si parfait qu’il m’est facile de m’en rappeler plus de 10 ans après, à se demander s’il avait fait exprès ! Bien qu’il n’en soit rien, il est commun que les néo-pros soit annoncé fin octobre.</p>\n\n<p>Alors, à la question “faut-il avoir le BAC pour être cycliste professionnel?”. Je vous répondrais que, bien entendu, pour écraser les pédales, faire preuve de ténacité et d’abnégation, répondre aux besoins de l’équipe et suivre les consignes des directeurs sportifs et entraineur, aucun BAC ne vous prépare à cela. Mais les études, on fait pour ma part, parti de l’équilibre qui m’a amené à devenir cycliste professionnel. Dans les études, comme dans le sport, on est couvé par le système, protégé par “nos pères”. La vie active, c’est la guerre, il faut faire sa place tous les jours. On y laisse des forces, de l’énergie et on y emmagasine du stress, autant d’obstacles qui mettent des freins à un projet de sportif professionnel. Mais, ça, j’ai eu la chance de le découvrir après, en prenant progressivement mon envole.</p>\n\n<p>Aujourd’hui, en “bon actif”, je regarde mon cv et je n’ai pas à rougir de ma formation initiale. Un BAC+2 et des certifications, certes ça n’équivaut en rien un BAC+5, une école de commerce ou une quelque grande école que ce soit. Mais, ce goût pour l’apprentissage et l’organisation, que m’a procuré le “sport-etude”, me permet de me former et d’apprendre quotidiennement. Bien malin celui qui, en 2008, aurait prédit que je serais un jour capable de coder une application web pour suivre mon activité sportive comme <a href=\"https://app.nicolasjouanno.com\">feezify:me</a> ou encore, que j’aurais entrepris la création d’un magasin de vélo. Dans la vie, comme dans le sport, c’est en faisant qu’on apprend, qu’on repousse ses limites et qu’on se donne des objectifs, mais le sport est une excellente école de la vie.</p>\n\n<h2 id=\"chapitre-4--la-chute\">Chapitre 4 : La chute</h2>\n\n<p><em>Ce n’est pas la première fois que vous dit que le sport est une école de la vie. Aujourd’hui, encore, cet article en sera un parfait exemple. Le programme du jour est simple, est parfaitement décrite par l’une de mes citations favorites tirée de Batman. Il s’agit de cette phrase prononcée par Alfred: “Pourquoi tombons-nous M. Wayne? Pour apprendre à mieux se relever.”</em></p>\n\n<p>J’ai voulu commencé par cette citation parce que je la trouve si représentative de la vie d’un sportif, mais aussi, plus largement, de la condition humaine. Les chutes sont formatrices. Je me souviendrais toute ma vie de ce surnom donné par le CTR (ndlr: Conseillé Technique Régional, entendez par là sélectionneur) de Bretagne Samuel Monnerais. Nous sortions d’un stage à Camors en vue d’une sélection pour le championnat de France. Alors sur la ligne de départ avec les meilleurs cadets bretons (oui, ce souvenir n’est pas tout jeune), j’étais gonflé à bloc. Enfin au sens littérale, j’avais 4 bars dans le pneus de mon vélo de cyclo-cross. Sur le circuit gras et gravillonneux de Camors, ce choix technique n’était pas des plus judicieux. Je n’ai plus précisément en tête mon classement du jour, mais ce qui est sûr c’est que je n’ai pas gagné. Une chute sur une partie glissante, sans gravité, causée par une trop classique perte d’adhérence, m’auras valu ce surnom de “4 bars” et la perte de quelques places et du podium! Inutile de vous dire qu’à partir de ce jour-là, je n’ai plus jamais négligé la pression dans mes pneus et inspiré quelques moqueries !</p>\n\n<p>Une autre chute qui m’aura marquée quelques années plus tard, était sur route, à Plumelin. Lorsque je tombe dans les derniers kilomètres de la course, nous n’étions plus que deux en tête, avec une confortable avance. Je m’en souviens non pas parce que j’ai été éliminé sur sur chute, mais parce que mon conccurent à eu la sportivité de m’attendre ne voulant pas gagner d’une façon “anti-sport”. Bilan de l’histoire, après cette glissade, on termine tous les deux dans un sprint que je gagne. Ce jour-là, mon intrépidité aurait pu me coûter bien plus que de simples bleu. J’aurais au moins appris qu’il n’était pas utile de prendre autant de risques pour deux secondes alors qu’il y en avait bien plus à perdre.</p>\n\n<p>Mais “la chute”, c’est aussi comme l’institutrice, à l’école, qui te dit rabâche sans cesse qu’il ne faut pas oublier le “s” derrière les “tu” pour en prendre l’automatisme. Sauf que j’ai été mal éduqué, ou habitué, par les chutes (et même l’orhographe!). Des chutes, dans ma carrière, finalement, je n’en ai connue que très peu, préférant surfer sur mon agilité et une certaine “ruse” pour les éviter. Si je préférais m’échapper rapidement des pelotons pour éviter de trop frotter avec mes 1m72 et 62kg. Parfois, même souvent, finalement, chez les professionnels, rester au chaud dans le peloton était inévitable. Alors, je m’étais mis à prendre comme jeu les sprints massif, servant souvent de poisson pilote à nos sprinteurs, parfois me classant, slalomant entre les vélos à terre et m’appuyant sur les armoires de belges pour rester en selle. Je profitais des descentes de col pour faire des pointes de vitesse et “travailler” de belles trajectoires extérieur-intérieur-extérieur.</p>\n\n<p>Seulement, à force de jouer avec le feu on se brûle! Un jour de mars 2010, ma bonne étoile avait décidée de me donner une leçon. Et une bonne pour le coup! Comme un gamin en Corse, pour le départ du critérium international aux cotés de Lance Amstrong, Alberto Contador, … bref la crème de la crème. Ce n’est pas dans une échappé que j’aurais passé ma journée, ni dans le peloton, mais dans le gruppetto. Cette première étape, qui nous amenait dans les cols du centre de l’ile de beauté, pourtant ,je l’attendais avec impatience. Avec en tête les bons souvenirs passés sur la Route du Sud l’année précédente, j’espérais y trouver mes premières “bonnes” sensations en montagne. A défault de les trouver dans les montés, je les ai cherchées dans la descente. Les routes de Corses nous font traverser des paysages magnifiques, alors, incrédule, j’y ai cherché un plaisir de pilotage dans les épingles. Si j’avais su que cette épingle avait des gravillons dans son intérieur, que mon boyau arrière se décollerait sous la chaleur du gros freinage nécessaire pour rétablir la trajectoire. Si je l’avais su, j’aurais tempéré mes ardeurs, m’évitant l’inévitable: la paroi du col que nous descendions quelques minutes derrière le peloton.</p>\n\n<p>Les minutes qui suivent sont vagues. Je me réveille dans les bras de l’un de nos accompagnateurs qui fermait la marche et qui me disait de ne pas bouger, d’attendre l’ambulance. Ce qu’il ignorait, c’est que même avec la plus grande des volontés, je ne pouvais le contre-dire, je ne pouvais, simplement, pas bouger. J’avais mal partout: la tête, les bras, la hanche. Je savais que quelque chose n’allait pas. Mais je ne savais pas quoi. Mon casque était cassé, mes lunettes aussi. Je n’avais jamais connu pareille violence. Pourtant, j’avais laissé, par le passé, quelques dents sur le bitume d’un skate-park. Quelques flashs, plus tard, je me réveille à l’hôpital, sous anti-douleurs. Face à moi, se positionnait le manager de l’équipe, de médecin de l’équipe et quelques membres du staff de l’équipe qui servait d’îlot directionnel aux services médicaux de l’hôpital.</p>\n\n<p>Malgré tout le monde qui m’entourait, je ne me suis jamais senti aussi seul. Il n’y a rien de pire que d’être dans l’attente. L’attente d’une expression sur un visage, l’attente d’une parole, l’attente d’un avis médical. Encore sonné par le choc et shooté par les antidouleurs, je me repose pendant que les infirmiers panses mes plais. Sur la hanche, les bras, les mains et le visage… la liste s’allonge à chaque moment de lucidité. Quelques minutes plus tard, je pars avec le brancardier à la découverte des couloirs de l’hôpital, quittant les urgences pour réaliser quelques examens. Les médecins veulent en savoir plus sur ce qui se passe dans mon corps et moi aussi. Je veux aussi comprendre d’où viennent ces douleurs et savoir quand je pourrais remonter sur un vélo.</p>\n\n<p>Visiblement, je ne retrouverais pas ma chambre d’hôtel ce soir. Suite aux radios et à l’IRM, le corps médical était à la cherche une chambre pour que j’y passe, au moins, la nuit. Je devais rester en observation du fait du trauma crâniens diagnostiqué. C’est à partir de cet instant, bien qu’étant toujours dans le brouillard, que je commençais à y voir plus clair sur la situation. Comprendre comment les choses vont s’organiser. Savoir ce qui va se passer. Mais finissons l’inventaire des « bobos », le médecin me dit, avec le sourire, que ma clavicule gauche était cassée, mais aussi que mon pouce droit l’était tout autant. Ils ont aussi relevé une fissure sur un os de la mâchoire. S’il n’y a rien d’envisageable pour la fissure de la mâchoire, qualifiée de bénigne, l’état de ma clavicule aura donné lieu à un débat plus long, entre le médecin urgentiste et le médecin de l’équipe. Le médecin de l’équipe, qui en même temps, fait jouer ces relations sur le continent pour trouver un chirurgien qui peut m’opérer « rapidement » de mon pouce définitivement en miette.</p>\n\n<p>Les heures défilent. Le repas, m’est apporté après délibération de l’équipe médicale. Et j’avais faim. Cela faisait plus de dix heures que je n’avais rien mangé d’autre qu’une patte de fruit, durant la centaine de kilomètres de l’étape parcourant l’ile de beauté à vélo. Pour rassurer ma famille informée de l’accident, le manager de l’équipe me prend en photo tout sourire, avant d’envoyer le MMS. Ce n’est que quelques minutes après avoir vu cette photo que je me demande si elle était vraiment une bonne idée… Ne serait-ce qu’à cause de mon visage. Il était partiellement couvert de pansements et les yeux marqués par les coquards. Il était quand même sacrément dur ce mur ! Maintenant, je dois me reposer. Demain, je devrais rentrer seul sur le continent pour continuer mes soins.</p>\n\n<p>Je quitte donc ma chambre d’hôpital dans la matinée, après les derniers soins, mais aussi surtout après une bonne dose d’antidouleur pour tenir tout le périple qui m’attendait. Je n’oublie pas de remercier l’équipe médicale qui m’a bien bichonné. Mon retour commence donc en taxi, direction l’aéroport de Porto Vecchio avec une étape à l’hôtel de l’équipe pour récupérer les affaires restées dans ma chambre. C’est dans l’aéroport, que je prends la mesure de l’aventure qui m’attend. Se déplacer avec les deux bras immobilisés, un sac à dos et une valise ne sera pas une partie de plaisir. Je changerais d’avion à Marseille, avant d’atterrir à Nantes, certainement le vol le plus dur de ma vie. Les effets des médicaments s’estompaient. L’espace manquait pour mes bras en écharpes. La détresse de ne même pas pouvoir ranger moi-même mon sac en cabine. S’en suit une heure et demi de taxi, avec un chauffeur super gentil, avant d’arriver devant les portes de la clinique Saint Grégoire, vers dix-huit heures, où j’étais attendu. Un long périple qui se termine avec encore un peu de paperasse.</p>\n\n<p>C’est dans cette nouvelle chambre d’hôpital que je passerais les deux prochains jours. Je rencontre donc deux chirurgiens qui confirment les diagnostiques posés par les urgentistes corse pour mon pouce et ma clavicule. Ils m’ont aussi confirmés que je ne serais opérer que du pouce. Sportivement, il faut se rendre à l’évidence, avec la clavicule gauche immobilisée dans une écharpe et le pouce de la main droite broché, comment je pourrais seulement tenir un guidon d’ici la fin du prochain mois? Pourquoi un mois? Parce que c’est le temps pendant lequel je vais devoir garder les broches. Je garde quand même l’espoir de faire de l’home-trainer avant, à l’image de mes collègues et confrères qui ont connu des coupures forcées. Un mois, c’est déjà une éternité pour un sportif amateur. Déjà qu’à l’inter-saison, on ne s’autorise qu’une quinze jours de repos avant de remettre la machine en route progressivement, pour redevenir compétitif dans un mois et demi. Le calcul du retour à la compétition était ainsi fait, je devrai prendre mon mal en patience et attendre deux mois.</p>\n\n<p>Nous sommes alors fin mars et je comprends que je ne remettrais pas un dossard avant fin mai. De leur côté les spécialistes de la santé me disent qu’il faudra à mon organisme un an pour se remettre de toute cette casse. Je n’ai jamais connu de coupure en pleine saison encore moins de blessure alors finalement c’est avec un peu d’optimisme et de crédulité que j’évalue la situation. Après tout, pourquoi ne pas l’être? Booster les premiers jours par les messages de soutien disant « tu reviendras plus fort ». Pourquoi se prendre la tête? Alors que son contrat ne sera renégocié que dans cinq mois. Pourquoi douter que tout ira bien? Quand on connait les histoires de ceux qui ont rebondi. Pourquoi penser que ce sera dur? Alors que tant de personnes envies ton statut et pense que tu n’as que ça à faire de ta vie à cet instant? Le sport étant mon métier je me devais de gérer la situation de façon professionnelle. Comment? Je serai le seul à répondre à cette question.</p>\n\n<p>ps: La photo de cet article est un clein d’oeil à la saga de Batman de Christopher Nolan. Vous n’avez pas cru que je vous choquerais avec ma photo dans cette chambre d’hopital ?</p>\n",
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      "date_published": "2018-12-14T00:00:00+00:00",
      
      
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      "content_html": "<p><em>Je suis plein de contradiction, ceux qui me connaissent le savent. Il y a quelques semaines, je publiais un article disant que je n’ai pas besoin de compétition pour m’entraîner. Cette même semaine, je prenais le départ de ma première course à pied, un trail de 12km qui avait lieu derrière chez moi. Dans cet article, je vous parle de ma préparation, des questions que je me suis posé et, bien sûr, de ma course !</em></p>\n\n<p>J’ai longtemps manqué de régularité dans ma pratique du running. A l’époque où j’étais cycliste, depuis le pôle espoirs, je ne courrais qu’à l’inter-saison, une à deux heures par semaine, sur les petites routes derrière chez mes parents ou en ville. Ensuite, j’avais pris l’habitude de courir, en ville, 1h le lundi soir pendant les journées courtes d’hiver. Les promesses du running étaient pour moi: une bonne façon de transpirer, prendre ma dose d’endorphine et pouvoir pratiquer de jour comme de nuit. Finalement, sans jamais réellement y trouver du plaisir, je ne m’y suis pas intéressé, voyant toujours ce sport comme un “à côté” ou un déculpabilisateur de sédentarité.</p>\n\n<p>Cela fait maintenant trois ans que je cours régulièrement. Un minimum d’une fois par mois (en moyenne), jonglant avec mes autres sports passion. Ce qui a changé ? Je me suis pris de passion pour le trail. Ce moment privilégié dans les bois comme en VTT, en contact avec la nature, avec un effort varié, cassant la routine et faisant monter le coeur sans se prendre la tête. Mes sorties font entre trente minutes et une heure, selon les impératifs, seul tout le temps ou accompagné de Pin Up, notre berger australien. De fait, mes sorties font entre 6km et 10km. Je n’ai jamais dépassé les 10km de toute ma vie de runneur - traileur. Alors, lorsque j’ai su qu’un trail aurait lieu sur les mêmes chemins que ceux sur lesquels je cours déjà, si régulièrement. Je me suis dit que ce serait l’occasion parfaite pour mettre un dossard. En plus, cela tombe bien, en septembre j’avais refait de certificats médicaux pour la pratique du running, vélo et triathlon en compétition. N’y voyez aucun spoil derrière ceci, ce n’est pas une annonce !</p>\n\n<p>Cela faisait donc un mois que j’avais coché l’épreuve sur le calendrier pour profiter d’un week end 100% off. J’attendrai quand même la dernière minute pour m’inscrire, me gardant une réserve en cas de mauvais temps ou d’impératif familial.</p>\n\n<p>La semaine précédente, je n’avais fait qu’une sortie trail de 7km, je me posais forcement la question de mes capacités physiques à courir en pleine nature une distance de plus de 10km, sur un terrain gras de novembre qui plus est. Je savais que je ne maîtrisais absolument pas cette distance et que je devrais finir au mental. Mais je savais aussi que je regretterais de ne pas passer le cap de ce premier dossard de running alors même que la course se déroulait presque dans le jardin.</p>\n\n<p>Je m’inscris finalement le vendredi, à quarante-huit heures du départ et je me mets en mode automatique “compétition”. La gestion de la veille de course, je la connais par coeur et je savais que cela aurait de l’importance pour prendre du plaisir le jour J. Si tous les détails comptaient pour gagner une course, je savais qu’ils compteraient tout autant pour pallier mes lacunes physiques, le lendemain, sur les chemins.</p>\n\n<p>Alors, bien sûr, la règle numéro un était le sommeil, bien dormir le vendredi et le samedi devenait de première importance pour moi. Ensuite, je devais faire attention à mon hydratation, alors j’ai beaucoup bu, vraiment beaucoup. Ensuite, il fallait éviter de manger de cochonnerie pour ne pas encrasser le foie. Jusque là; les basiques, rien de très compliqué. Un petit massage des jambes pour enlever les contractures des séances de crossfit de la semaine. Je passais mes jambes dans les boosters skins, qui m’accompagneront jusqu’aux pieds du lit et se subsitueront à des bas de contention que je n’ai plus. Bref, la routine d’un sportif ! La veille de course se terminera avec deux verres de vin, accompagné d’une raclette, un peu de vitamines B12 comme disait mon coach! Je savais que demain matin je n’aurais plus qu’a prendre un petit-déjeuner léger (deux tranches de pains et puis s’en vont), au minimum deux heures avant le départ pour avoir l’estomac léger.</p>\n\n<p>Avec une température annoncée de 5° le matin, je me posais forcément la question de mon équipement. Je savais que lors de mes saisons de cyclo-cross, j’avais une combinaison manche-longue avec un sous-vêtement thermique et que c’était niquel. L’effort était similaire: une heure en hiver à intensité très élevée. Alors, j’ai opté pour mon collant long skins, un sous-maillot Odlo manche longue et un maillot de vélo d’été pour pouvoir ouvrir le zip en cas de surchauffe. Une paire de gants longs légers et un buff sur la tête compléteront la tenue.</p>\n\n<p>Vient ensuite le moment d’aller chercher le dossard. J’avais la chance de pouvoir prendre le vélo pour me réveiller tranquillement et faire l’allée retour sur les 300 mètres qui me séparaient du chapiteau de l’organisation. Je ressorts, mes épingles qui n’ont pas bougées depuis plus de dix ans et j’agrafe tranquillement les dossards au chaud à la maison avec les bonnes ondes envoyées par ma chérie et mon fils que je ne reverrais pas avant l’arrivée. Je pars en footing léger en direction de la ligne de départ, fait quelques accélérations dans une bosse, pour faire monter le coeur. Jusque là, je suivais ma préparation d’avant course de cyclo-cross, un repaire qui me permettait de faire monter la pression avec un stress positif.</p>\n\n<p>Cela fait maintenant pas mal de temps que je parle avec des amis et connaissances qui pratiquent le running en compétition. J’avais gardé dans un coin de ma tête quelques éléments clef que je devais assembler pour établir un plan de course. D’abord, je savais que sur ces chemins je courrais en moyenne en cinq minutes du kilomètre, sur une distance moindre, mais en entrainement. J’ai donc été jeté un oeil sur le classement de l’an passé pour voir dans quelle tranche du peloton je me serais situé avec cette moyenne. Ce qui correspondait au premier tiers du peloton. Ensuite, comme la course à pied est un effort court et intense, je voulais vraiment prendre un bon départ. Je me suis mis dans le premier tiers du peloton sur la ligne de départ, avec pour objectif de remonter des coureurs dans la première bosse et ensuite carpe diem!</p>\n\n<p>Comme je suis plutôt discipliné et que je n’ai pas de plan B, j’ai tenu cette stratégie sur les deux premiers kilomètres. Tout ceci, sans trop surveiller le cardio qui tournait à 183bpm/minutes, 7bpm au-dessus de mon seuil théorique… Alors, après 10 minutes à cette cadence je savais que je n’étais pas partie à l’économie ! Maintenant, il fallait tenir, alors au souvenir des années vélo, j’ai géré mon effort comme une montée de col, en prenant mes souvenirs du Tourmalet en repaire (mes pires sensation en col en compétition). Il me fallait donc RESISTER et ne pas prendre d’ECART.</p>\n\n<p>Sur cette dynamique, tout se passe à merveille sur la distance que je maitrise: 7km. Je “garde les roues” comme on dirait dans mon jargon, je ne fais pas d’effort inutile et profite des ralentissements pour faire redescendre autant que possible le coeur, décontracter les jambes et les épaules. Les chemins défiles et plus les portions roulantes se présentent, plus les écarts se creusent avec les coureurs devant moi. Mes démons du running ne me lâche pas, la route n’est vraiment pas faite pour moi!</p>\n\n<p>Alors, je fais le yoyo, je reviens dans les chemins cassants et je prends des éclats dans les parties roulantes. Si bien qu’à partir du dixième kilomètre, je perdrais une vingtaine de places sur les morceaux de routes que je ne remontrais pas dans les chemins.</p>\n\n<p>Le dernier bout de route aura vraiment eu raison de mes jambes, à deux kilomètres de l’arrivée je suis au mental. Je ne rebondis plus, j’essaye d’allonger tout ce que je peux de mes jambes. Je monte la dernière bosse au courage avant d’apercevoir la ligne d’arrivée et la fin de ce défi. J’arrivais fier devant ma femme et mon fils, les jambes tétanisées par les toxines. C’est en boitant jusqu’à la maison, fier de ma performance (109ème/332 en 1h09:05) que je me dis que je ne changerais rien à ce que j’ai fait et que s’était cool ! J’ai toujours su que chaque défi construisait le suivant et j’en ai encore eu l’exemple, aujourd’hui. Si je sais maintenant, que prendre le départ d’un marathon ne fait pas partie de mes rêves, je me dis que je me frotterais bien à des défis plus longs en trail, car finalement 13Km c’est court (oui, les 12Km annoncée se sont transformés en 13km sur mon strava, en respectant le fléchage)!</p>\n",
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      "date_published": "2018-12-07T00:00:00+00:00",
      
      
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      "content_html": "<p><em>Vous connaissez sûrement plus la citation “Métro, Boulot, Dodo” que je me suis ré-approprié. Depuis que j’habite à Pontivy, j’ai la chance de pouvoir aller tous les jours au boulot à vélo, parcourant les 2km500 séparant mon domicile du bureau, en longeant le canal, quatre fois par jour. Fraîchement l’hiver et chaudement l’été, vous me croirez, ou non, mais prendre le vélo conditionne une bonne journée!</em></p>\n\n<p>J’ai découvert le vélo urbain sur le tard, lors d’un week-end en amoureux sur Nantes, il y a maintenant 5 ans. Jusque là, le vélo pour moi était soit fait pour les sportifs, soit fait pour les “papys” ou les “bobos”. Le cliché ! Mais à Nantes, on s’est vite rendu compte avec ma chérie que le centre-ville était vaste et qu’utiliser leur “Bicloo” nous permettrais de le découvrir très rapidement, en long, en large et en travers. Et franchement, Nantes à vélo ça le fait carrément, c’est tellement adapté! Grace à cet usage urbain du vélo, on s’est vraiment imprégné de la ville et avons eu le temps de faire de superbes photos.</p>\n\n<p>C’est après ce week-end, que je me suis intéressé de prêt à tout l’univers urbain qu’il y a autour du vélo. Avoir un joli vélo, qui a un look à mon image, qui est fonctionnel, moins tape à l’oeil et mon fragile qu’un vélo de route ou un vtt, devenait de plus en évidant pour moi, ne serait-ce que pour partir en vacances. Comme beaucoup de jeunes, je me suis orienté vers le fixie. Ce vélo avait pour moi deux intérêts, je n’avais pas à choisir une gamme de dérailleur “cheap” qui ne faisait absolument pas rêver. S’ajoute à ça la capacité de personnalisation qui est immense de par le choix de pièce et cette identification à la culture street, comme avec le skateboard et le BMX qui ont accompagné mon adolescence.</p>\n\n<p>Celà fait donc deux ans que je longe le canal à chaque trajet, à vélo, pour aller travailler. J’ai rapidement pris l’habitude grâce au temps estivale qui m’encourageait à prendre l’air. C’est vrai aussi que croiser les touristes sur le chemin du travail tous les jours, me faisait me rendre compte de la chance que j’avais de pouvoir le faire toute l’année. Et plus de ça, mon organisme qui a longtemps eu l’habitude d’être actif et en extérieur, ne comprenait pas réellement cette sédentarité dans un poste en bureau que je ne connaissais pas.</p>\n\n<p>En prenant le vélo chaque matin, je me suis rapidement rendu compte des biens-fait sur le moral, mais je ne me suis pas aperçus, tout de suite, des biens-fait sur l’organisme. Comme je ne voulais pas que prendre le vélo pour aller travailler soit une contrainte, je ne le laissais au garage que lors des jours pluvieux. Alors, c’est après plusieurs jours de pluie d’affilé, que je me suis rendu compte, à la reprise du vélo, que la respiration était beaucoup plus dure, que les jambes piquaient et que je transpirais plus rapidement. Après un bref calcul, j’ai compris, le trajet bureau-domicile en vélo me faisait faire simplement et sainement du sport, environ 1h30 par semaine pour presque 40Kms…</p>\n\n<p>Aujourd’hui, je commence mon troisième hiver de “vélo-taf” et je commence toujours la journée de la même manière: j’enfile mes gants, mon casque, j’allume les lumières et je pars pour mes 2km500 qui me sépare du bureau avec le sourire sur les lèvres. C’est avec la vue du lever de soleil sur le canal tous les matins que je réveille mon ainsi corps et mon esprit avec une activité saine. Mais si les bienfaits du réveil musculaire sont moins impactant sur le stress de la journée. C’est le retour en vélo, qui me serre de sasse de décompression entre le bureau et la vie privée. Je suis tellement convaincu des biens-fait sur mon organisme, que je préfère prendre le risque de rentrer sous la pluie à vélo s’il ne pleut pas lorsque je pars au bureau, car ce moyen de locomotion fait partie de ma routine bien-être.</p>\n\n<p>Je sais que je fais partie d’une minorité de personnes qui habitent suffisemment près du boulot pour profiter des bénéfices de cette routine. Peu-être qu’il y en a d’autre qui n’ont pas encore franchis le pas, pourtant comparé à un usage sportif, aller à vélo au boulot est accessible, encore plus peu-être aujourd’hui avec le prix du gazoile. Casser la routine ou la changer peu parfois faire peur, pourtant, je ne connais pas une personne qui comme changerait son vélo pour la voiture, alors que, combien d’entre vous êtes vraiment satisfait de vos trajets en voiture ?</p>\n\n<p>Je suis tellement convaincu de cet état d’esprit que j’ai créé un t-shirt qui le revendique, celui la photo ci-dessus. Vous pouvez l’acheter en <a href=\"https://gum.co/jAzoV\" rel=\"nofollow\" target=\"_blank\">suivant ce lien</a>. Il est en vente à 25€, avec en supplément un frais de port de 5€. Dans une logique de consommation raisonné, le t-shirt est fabriqué une fois la commande passée. Oui, le délai s’en voit un peu plus long, mais ainsi, il n’y a ni gâchis, ni sur-consommation, seulement une histoire imprimée pour vous sur un t-shirt dans une démarche éco-responsable. Comme préserver la nature est une cause essentielle pour moi, mais aussi pour les générations futures, dont mon fils fait partie, je m’engage à reverser cinq centimes de chaque t-shirt à la WWF. Le montant restant, une fois les frais de production et bancaires déduits, servira à payer les serveurs du site et continuer à développer mes projets: l’<a href=\"https://app.nicolasjouanno.com\">application de suivi d’entrainement</a> et cette ligne <a href=\"https://gum.co/jAzoV\" rel=\"nofollow\" target=\"_blank\">sportwear</a>. N’oubliez pas de partager le lien à votre réseau, c’est ce qui m’aide plus à continuer l’aventure avec vous.</p>\n",
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      "content_html": "<p><em>Ce n’est pas toujours simple de trouver la motivation. Dans cet article, je vais partager avec vous ce qui me motive le plus pour me bouger, mais aussi ce qui me peut transformer une sortie de running en sortie de vélo, une balade en bord en mer en session de surf…</em></p>\n\n<h2 id=\"mes-principales-sources-de-motivation-pour-faire-du-sport\">Mes principales sources de motivation pour faire du sport.</h2>\n\n<h3 id=\"jouet\">Un nouveau jouet ;-)</h3>\n\n<p>On garde tous notre âme d’enfant.</p>\n\n<p>Regardez comment le monde n’existe plus pour un enfant quand il découvre une nouvelle chose. Encore plus, lorsqu’ il s’approprie un nouveau jouet ! Je pense que le sport préserve notre âme d’enfant. On est tous à la recherche du plaisir lorsque l’on fait du sport. Nos équipements y contribuent pleinement, comme des jouets. Ils nous replongent en enfance quand nous les découvrons, les sortons et les entretenons. Ils améliorent nos sensations quand nous les choisissons pour leur technique. Ils nous donnent un style quand on les choisit avec goût. Ils rendent jaloux nous amis quand il s’agit d’une nouveauté.</p>\n\n<h3 id=\"meteo\">La météo</h3>\n\n<p>Je crois qu’il n’y a rien de tel pour se motiver, que d’ouvrir les volets et de découvrir un soleil radieux !</p>\n\n<p>Pour moi qui ne pratique quasi que des sports d’extérieur, je suis souvent connecté à la météo 24/7. Et plus le soleil se fait rare, plus il rythme mes sorties. Mais, pas seulement, je ne compte pas le nombre de fois où je me suis retrouvé frustré de ne pas pouvoir sortir le surf, checkant désespérément qu’une entrée de houle soit annoncée. Et oui, ho, j’habite en Bretagne, mais je ne suis pas “Brice de Breizh” ! Où encore, que le vent souffle à en décorner un boeuf avec de la pluie, me décourageant de sortir du vélo au profit de l’home-trainer, satané engin de torture sans sensation! (bon ok c’est cool de regarder le Fast and Furious en pédalant !). Bon après, je n’ai rien contre une sortie de trail ou de VTT par temps de pluie, je ne suis pas en sucre non plus !</p>\n\n<p>Alors, la météo, on la check, on la check encore et on n’ attend pas qu’ils annoncent du soleil en Bretagne pour se bouger ! Oui, ils aiment bien nous mettre des nuages sur la carte météo ! Moi je check surtout à ma fenètre, c’est mieux d’être connecté à la nature, non ?</p>\n\n<h3 id=\"amis\">Mes amis</h3>\n\n<p>Vous avez déjà essayé de résister au défi d’un ami? Moi non! C’est vrai que je suis un brin compétiteur, qu’il m’arrive de me dégonfler, me le défi lancé stimule mon envie de sortir! Que ce soit pour rouler entre ami ou avec mon père. Que ce soit pour améliorer le temps d’un segment sur Strava, pour passer devant un ami au classement. Que ce soit, aussi, simplement en réponse à une invitation à un nouveau défi ou pour découvrir un nouveau sport. Parlez de vos exploits sportifs à vos amis, écoutez-les et relever le défi qui sort de la discution, elle peut vous amener loin.</p>\n\n<h3 id=\"social\">Mes réseaux sociaux</h3>\n\n<p>Il n’est pas rare que le choix du sport que je vais pratiquer ai été, le jour-même, ou au cours des jours précédents, influencé par une photo sur instagram, une vidéo sur youtube, un article de blog. On les appelle des “influenceurs”, mais oui c’est vrai qu’ils ont de l’influence dit donc !</p>\n\n<p>Mes sorties de trail sont boostées par l’<a href=\"https://www.instagram.com/antonkrupicka\" rel=\"nofollow\" target=\"_blank\">instagram d’Anton Krupicka</a> et sa gueulle de bucheron. Mes sorties vélos sont inspirées par les comptes insta de <a href=\"https://www.instagram.com/bradwiggins/\" rel=\"nofollow\" target=\"_blank\">Bradley Wiggins</a> et <a href=\"https://www.instagram.com/arnaudmanzanini/\" rel=\"nofollow\" target=\"_blank\">Arnaud Manzanini</a>. Mes envie de surf par les vidéos de Dane Reynolds et <a href=\"https://www.youtube.com/results?search_query=jordy+smith\" rel=\"nofollow\" target=\"_blank\">Jordy Smith</a>.</p>\n\n<p>Je pense que vous avez compris l’idée, ma liste est encore longue, suivez les bonnes personnes sur les réseaux sociaux et captez ce moment de motivation pour votre prochaine sortie !</p>\n\n<h3 id=\"temps\">Le temps</h3>\n\n<p>Et bien sûr le plus dur pour la fin. Nous, commun des mortels, qui avons notre temps tant occupé par le travail, la famille, les amis et nos moments de procrastination. C’est surement ce que je regrette le plus de ma carrière de sportif professionnel, sortir quand je veux et ne pouvoir penser qu’à ça. Car avec un travail de 35h en 9 à 5, il faut s’organiser pour garder du temps de pratiquer ! Bien sûr, les moments à rien faire, vous pouvez les remplacer par des séances de sport, mais pour les autres facteurs d’occupation, il sera question de compromis !</p>\n\n<p>Pour ma part, c’est simple, je pratique dès que j’ai une fenètre de plus de 10 minutes, avec toujours la même règle pour ne pas tergiverser (dediou!).</p>\n\n<p>La règle est la suivante. 10-30 minutes = fitness, étirement ou méditation (rappelez-vous la récup c’est important et je ne parle pas de recyclage !). 30min à 1h = running. 1h et plus = vélo ou randonnée. 3h et plus= toujours le vélo, mais aussi surf et SUP (temps de trajet inclus). Alors, vous manquez toujours de temps ?</p>\n\n<h3 id=\"oublie\">Quelques oubliés</h3>\n\n<p>L’appel de la nature certainement trop philosophique pour en parler. Besoin de défouler après une prise de tête au boulot, pas assez positive pour en parler. Le somnambulisme, peu-être tiré par les cheveux. L’envie de maigrir, mais je ne suis pas touché, etc …</p>\n\n<h2 id=\"pour-garder-lenvie-je-change-ma-routine-sportive-selon-les-saisons\">Pour garder l’envie je change ma routine sportive selon les saisons.</h2>\n\n<p><em>Si je suis aujourd’hui un “touche à tout” sportif, c’est surement parce que mes entraineurs ont entretenu cette facette de ma personnalité tout le long de ma carrière. En saison, je faisais jusqu’à trente heures de vélo par semaine, avec 2-3 coupures allant de trois jours à une semaine. Alors, quand venais la fin de la saison, généralement, c’était le ras le bol, j’avais vraiment hâte de profiter de cette coupure. Mon seul tracas, combien de temps ? Couper trop longtemps était synonyme de perdre mes acquis, pas assez et je ne récupérerais pas assez physiquement et psychologiquement.</em></p>\n\n<h3 id=\"modifier-son-mode-de-vie\">Modifier son mode de vie</h3>\n\n<p>Nous sommes nombreux à nous laisser tenter sans scrupule par des “Mac do”, des apéros, sorties en boîte de nuit, etc… Seulement, on le sait, en saison, cumuler mal bouffe, fatigue et stress ne contribue pas à la performance, au contraire. Alors pourquoi cette règle devrait-elle être différente l’hiver?</p>\n\n<p>Je vous propose une approche de l’inter-saison plus constructive pour votre prochaine saison.</p>\n\n<p>Mes aînés, coaches et staffs médicaux mon toujours conseillé de garder le même rythme de sommeil. L’étude publiée dans la revue médicale <a href=\"http://press.endocrine.org/action/cookieAbsent\" target=\"_blank\" rel=\"nofollow\">Journal of Clinical Endocrinology and Metabolism</a>, démontre l’impact négatif qu’à la modification de son rythme de sommeil sur l’organisme. Les conclusions de cette étude montrent que les modifications, même minimes, du rythme de sommeil augmenteraient les risques de diabète, de maladies cardiaques et de problèmes de cholestérol. Mais, les plus intrépides se laisseront malgré tout tenter par une nuit blanche profitant d’une soirée entre amis en boite de nuit. Pensez alors faire une courte sieste de trente minutes pour compenser (un peu) la dette de sommeil. Vous êtes tenté de prolonger votre sieste ? Pensez plutôt à vous coucher plus tôt le soir, cela interférera moins vos cycles de sommeil.</p>\n\n<p>Laissez la voiture au garage. Vous “trackez” peu-être déjà votre activité journalière avec votre smartphone, votre montre, … Avez-vous remarqué qu’une semaine sans sport vous rend beaucoup plus sédentaire? Pensez à casser votre rythme “métro/boulot/dodo”, en vous attribuant plus de temps dans vos trajets, par exemple. En changeant de moyen de transport, privilégiant le vélo et la marche, vous serez plus actif. Cela vous permettra de garder une activité physique quotidienne sans pour autant induire la contrainte psychologique du sport.</p>\n\n<p>Pensez aux routines “bien-être”. Les périodes de coupures sont les meilleures périodes pour privilégier la récupération, la détente et la relaxation. Commencez la journée et remplacez votre réveil musculaire “sportif” par des étirements. Moi j’utilise la séance d’étirement de 11 minutes proposée gratuitement sur l’application “Pacer”, elle est complète, accessible et évite d’oublier un groupe musculaire. Vous avez le temps le matin ? Essayez-vous au yoga ! J’ai pris le parti de me mettre à la méditation le matin depuis un an, grâce à l’application “Petit Bambou”. Elle aussi est simple, accessible et suit notre évolution. En plus d’appréhender la mâtiné de façon plus détendue, j’ai remarqué que depuis que je m’y suis mis, ma concentration a été renforcée et ma capacité à gérer mon stress a elle aussi augmentée.</p>\n\n<p>Difficile de parler de coupure sans parler de la non-populaire PPG (préparation physique généralisée), tant prise à la légère par les sportifs! La PPG : c’est quoi ? <a href=\"https://www.lequipe.fr/Ilosport/Archives/Actualites/La-ppg-c-est-quoi/742006\" rel=\"nofollow\" target=\"_blank\"> découvrez cet article l’équipe.fr</a>. J’ai eu la chance de réaliser ma scolarité en sport-étude avec des séances de PPG imposées. Si j’ai longtemps pris ce moment comme l’occasion d’avoir les abdominaux saillants pour la plage. J’ai eu l’occasion, depuis, de parler avec de nombreux entraineurs, kinésithérapeutes, ostéopathes et médecins pour me rendre compte que le renforcement musculaire (ne pas confondre avec musculation) contribue à poser les bases du futur pallier de progression. J’ai eu l’occasion de me rendre compte qu’un renforcement abdo/lombaire régulier (2x par semaine en saison ou non) permettait de réduire fortement les douleurs chroniques au dos, cervicales, … Mais aussi, de me mieux résister aux “aléas” de la saison: chaque foulée de course à pied, les chutes de vélo, les impacts dans les sports de contact, etc … Si je ne trouve pas qu’il soit utile de s’imposer 1 heure en salle de sport plusieurs fois par semaine, je pense que se donner l’objectif de réaliser ce renforcement 10-15 minutes par jour 2-3x par semaine est idéal. Instaurez cette habitude pendant votre inter-saison et gardez là en saison, vous verrez ça paye!</p>\n\n<h3 id=\"changer\">Changer de discipline</h3>\n\n<p>Cycliste ou runner, l’inter-saison hivernal c’est souvent l’occasion passer dans les sous-bois. VTT, Cyclo-cross, Trail, Cross. Le fait de changer de discipline vous permet de casser votre routine sportive pour ne pas ressentir le sentiment d’over-doze en cours de saison, ou le retarder. Pratiquer un autre sport pendant votre inter-saison vous permettra aussi de travailler vos capacités cardiaque, respiratoire et musculaire sous des angles différents, travailler vos points forts. Ou, pourquoi ne pas en profiter pour vous attaquer à un point faible? Vous en avez certainement souligné un lors de votre bilan de fin de saison.</p>\n\n<p>Que vous pratiquiez cet autre sport en compétition ou en loisir, l’objectif sera avant tout d’éviter la blessure. Suivez les bonnes pratiques pour ne pas vous mettre en danger. Faites-vous accompagner par des professionnels ou des associations pour apprendre les bonnes techniques, vous gagnerez du temps d’apprentissage et prendrez plus rapidement plaisir. L’hiver, je profitais régulièrement de la neige en montagne pour faire du ski de fond. J’ai commencé en prenant quelques cours pour apprendre la technique. Cela m’a permis de remplacer des sortis de fond à vélo de 2-3 heures par cette discipline. J’appréciais aussi tout autant travailler ma résistance en m’alignant au départ de cyclo-cross locaux ou en réalisant des sorties running. Petite astuce pour faire monter le coeur, je m’étais fait un circuit VTT ludique de cinq minutes, dans un bois, à cinq kilomètres de chez moi, avec une bosse de 30-45 secondes que je montais à bloc à chaque tout pour travailler mon explosivité.</p>\n\n<p>Mais cassons un peu les standards. Dans beaucoup de sport, on entend parler de ces sportifs qui mettent fin à leur saison dès l’ouverture de la chasse ! Si si, parlez-en autour de vous, vous verrez. Si je n’ai jamais porté un fusil, j’ai passé des journées à crapaüter dans les bois, bottes aux pieds, avec la besace de porteur de gibiers. Quel est le bénéfice sportif ? Travailler votre endurance, votre respiration et votre résistance. Vous voulez toujours rester au coin du feu le dimanche ? Partez à l’aventure en randonnée. Seul, en famille ou entre amis, la randonnée reste une activité accessible et pas/peu traumatisante. Profitez-en pour ramasser des châtaignes et des noix. Vous pourrez les manger, en récompense, au coin du feu justement !</p>\n\n<p>Vous voulez rester en intérieur? Allez faire quelques longueurs à la piscine et faite un arrêt au jacuzzi après votre séance ! Encore mieux prenez des cours de natation et travailler, sans vous en rendre compte, vos capacités musculaires, respiratoires et cardiaques en réalisant des exercices techniques ludiques. Allez faire des séances de RPM, initiez-vous au body-pump, créez une équipe de futsal. Soyez-ouvert ! Regarder quelles sont les activités qui peuvent se pratiquer en indoor dans votre ville, car le premier critère qui vous gardera motiver à pratiquer ce sport est bien son accessibilité plus que son défi sportif.</p>\n\n<p>En bonus, pour les cyclistes plus hipster, allez rouler en pignon fixe! Bien avant la mode du fixie, je me rappelle qu’il m’avait été compliqué de me fabriquer ce vélo en pignon fixe pour rouler sur route à prix abordable. Ce qui n’est plus le cas, les pistards n’ont plus ce monopole! Le travail de force et de vélocité effectué naturellement en pignon fixe sur des sorties allant jusqu’à 2h est, selon mon expérience, inégalable. Avec mon 42-18, j’étais certain de ne pas sur-évaluer mon braquet, bridé sur le plat, véloce dans les descentes et en puissance dans les bosses.</p>\n\n<p>Je sais que ce n’est pas toujours simple de suivre son volume d’activité quand elles sont multiples. C’est pour répondre à mon propre problème que j’ai développé cet été une application web que j’ai appelée <a href=\"https://app.nicolasjouanno.com\" target=\"_blank\" rel=\"nofollow\">Feezify:me</a>. Elle me permet de suivre mes activités sportives et de récupération. Je peux aussi évaluer ma forme du jour pour savoir quel point je dois prioriser: physique vs récupération. Je l’ai connecté avec Strava pour ne pas créer l’activité sur deux plateformes. Je mets “feezify:me” à disposition, <a href=\"https://app.nicolasjouanno.com\" target=\"_blank\" rel=\"nofollow\">gratuitement ici</a>. Si tu as des idées pour la faire évoluer n’hésite pas à me le dire en réponse à cette story.</p>\n\n<h2 id=\"je-ne-mentraine-pas-je-pratique\">Je ne m’entraine pas, je pratique.</h2>\n\n<p><em>Depuis 10 ans, je ne compte plus le nombre de personnes qui, au détour d’un couloir ou autour d’un verre, ont voulu me faire accrocher, à nouveau, un dossard. Si la flatterie n’a jamais marché pour me lancer ce nouveau défi sportif, c’est parce que je ne ressent plus le besoin de me confronter aux autres. C’est aussi parce que l’a carotte du classement n’a aucun effet sur ma motivation.</em></p>\n\n<p>Je parle souvent de la motivation nécessaire pour s’entrainer. Du besoin d’inspiration pour se motiver. Les compétitions sont une sorte de coup de pied au cul que les sportifs aiment se mettre pour s’affirmer en tant sportif. Elles ont longtemps été ma source de motivation. Ce qui m’a amené à perdre le sens de ce que je faisais. Réalisant des sorties en mode robot. Jusqu’au jour où j’ai ressentit ce sentiment en compétition.</p>\n\n<p>Il est difficile pour un sportif de ne pas se perdre en route, je pense. Ce moment de déconnection que l’on recherche tous en faisant du sport. Cet instant pendant lequel notre cerveau se met en pause avec toutes cette endorphine présente dans les muscles, apportée par notre effort. Nos limites que nous ne cessons de repousser, ces limites que nous ignorons en compétition. Et pourtant, il faut savoir les conserver pour ne pas se mettre en danger. Un homme sage un jour m’a dit: “Que serait un sauteur à la perche sans barre à sauter?”</p>\n\n<p>C’est après avoir rendu mon dernier dossard, que je me suis lancé un nouveau défi: Apprendre à surfer. Ce jour-là, la compétition prenait une nouvelle dimension, devenait plus abstraite. Je ne pouvais plus me battre contre un adversaire, car celui-ci était de toute façon bien plus fort que moi: l’Océan, bref la Nature.</p>\n\n<p>On perçoit le surf comme un sport cool, relax et sans risque (enfin, vous comprenez en Bretagne il n’y pas de requin !). On se dit même que c’est “facile”. Alors, sans trop me poser de question, j’ai acheté ma première planche avant même de m’y être essayé. Comme appelé par l’océan, un défi qui dépasse des rêves d’enfant. Bref, un défi qui sonne même d’avantage comme un caprice d’enfant. Mais un défi en réponse parfaite à mon envie de changer d’air après ces heures passées dans les chemins et sur la route.</p>\n\n<p>Rien que d’y penser ça me fait rire, car je m’étais juré ne plus me prendre la tête pour le sport à la fin de mon contrat professionnel. Pourtant, en commençant à surfer c’est bien ce que j’ai fait! Mon égo de sportif, trop gonflé, me permettait de flotter sur l’eau des heures durant. Me relevant et retournant vers le large après chaque mousse qui me balayait. J’avais deux options, me contenter d’être un buveur d’écume, ou m’entraîner encore. Comme finalement “ne rien lâcher” (dixit Philippe Etchebest”)fait partie de mon tempérament, vous vous doutez que j’ai persisté.</p>\n\n<p>Il me fallait m’entraîner, pratiquer le surf! Mais ça ne suffisait pas pour progresser rapidement, du moins aussi rapidement que ce que je souhaitais. Si j’avais le cardio et la respiration, je n’avais ni équilibre, ni puissance dans le haut du corps. Le surf est finalement un sport complet, je n’en avais pas encore pris la mesure avant. Finalement, en bon célibataire à l’époque je m’étais aussi dit que ce serait plus “swag” pour draguer de surfer que de dire que je faisais du vélo.</p>\n\n<p>L’entraînement du cycliste est finalement mono-sport en comparaison du surf. Entre les périodes où il n’y a pas de vague et l’emploi du temps qui ne correspond pas forcément pour sortir une planche, ce n’est pas un sport aussi simple à pratiquer que le vélo ou la course à pied. Alors, pour surfer, je me suis diversifié. Et je me suis ouvert à de nouveau sport non pas pour me lancer de nouveaux défis sportifs, mais bien pour prendre un maximum de plaisir durant chacune de mes sessions de surf. Je me suis même surpris à réaliser autant d’heure de sport que lorsque j’étais en élite 2. Faire dix à douze heures de sport finalement je connaissais si bien, alors ça ne me surprenait pas. Mais ce qui me surprenait c’est que là où avant, je passais par des entraînements en “mode fantômes”, pour m’éviter les remords d’un entrainement non réalisé. Maintenant avec le surf, aucun entrainement qu’il soit en vélo, en course à pied, en musculation, en skateboard ne connaissait ce phénomène.</p>\n\n<p>Vous me direz, mais pourquoi se donner autant de mal pour ne pas se confronter lors d’une compétition. Sûrement parce que mon adversaire n’a pas Facebook, il n’existe pas. Sûrement aussi parce que je ne gagne jamais. Seulement parce qu’à chaque session de surf, mon objectif est de “vivre cette vague qui fait cette session”. Sûrement aussi parce que ce sport m’a fait grandir en tant que sportif là où j’ai pu me laisser aller en tant que cycliste. Sûrement aussi parce que le surf à cette culture du free surf, cet état d’esprit qui starifie tout autant les surfeurs qui font de la compétition que ceux qui font des vidéos. D’ailleurs, je dois dire que ce sport était finalement en avance sur son temps. Car si l’on retrouve de plus cet état d’esprit de l’influenceur, le surfeur l’était déjà. Il s’avait bien avant d’autre sportif utiliser les mécaniques de contenue, bien sûr aider par une discipline visuelle et tout le mouvement culturel qui existe autour du surf. Vous savez de quoi je parle? Mais si, ce truc qui a fait vendre à Quiksilver d’avantage de t-shirt que levis ne vendait de jeans dans les années 2000.</p>\n\n<p>Alors non je n’ai pas besoin de compétition pour m’entraîner car j’ai trouvé l’adversaire qui ne dort jamais!</p>\n\n<h2 id=\"commencez-à-apprendre-de-votre-entrainement\">Commencez à apprendre de votre entrainement</h2>\n\n<p><em>Vous avez dû noter mon silence de la semaine passée. Peut-être que vous pensez que c’est à cause du pont de la Toussain. Oui j’ai fait le pont … Mais la raison est un peu plus originale. Vous ne le savez surement pas, j’écris mes articles au fil des semaines. Alors, si je vous dis que j’ai utilisé mon temps de créativité à ajouter une nouvelle fonctionnalité à l’application <a href=\"https://app.nicolasjouanno.com\">feezify:me</a> vous comprendrez que je ne peux pas courir plusieurs lièvres.</em></p>\n\n<p>Aujourd’hui, je n’agrafe presque plus de dossard. Alors, je ne vais pas prendre un entraineur pour suivre mon entrainement comme avant. Je connais les basics, peut-être même plus. Alors, quand je parle d’entrainement autour de moi, je me pose toujours les mêmes questions:</p>\n\n<aside class=\"c-card c-card--flat c-card--small\" role=\"note\">\n  <p>\"Comment être certain de la qualité de ma pratique ? Est-ce que je risque de me blesser ? Puis-je tomber dans le surentrainement en faisant ?\"</p>\n</aside>\n\n<p>Ces questions me ramènent souvent au tableau Excel que je remplissait pour mon entraineur, de façon plus ou moins assidue, plus ou moins franche…</p>\n\n<p>Ensuite, chez les professionnels, il y avait cette application “teamlife” (je ne suis plus sûr de l’orthographe). Ce logiciel, reprenais les informations qualitatives du fameux Excel: pouls au réveil, poids, qualité de sommeil, … Et je venais ajouter après chaque entrainement la courbe cardiaque de ma séance. Toutes ces informations étaient remontées à l’entraineur.</p>\n\n<p>Difficile, pour moi de comprendre toutes ces données. Libre à l’interprétation de l’entraineur pour gérer mon entrainement. Libre à lui de m’expliquer plus en moins en profondeur leur signification. Libre à lui aussi d’être plus ou moins franc sur les significations de ces données. Mais bon c’est de bonne guerre, le suis-je réellement franc ?</p>\n\n<p>Seulement voilà, quand on a plus d’entraineur, difficile de jouer à ce jeux du chat et de la sourie. On est seul face à soit même, mais surtout on est seul face à toutes ces informations. Du coup on regarde quoi ? La fréquence cardiaque moyenne du jour, peu-être la fréquence cardiaque maximal, on surveille que notre courbe cardiaque correspond aux exercices que l’on s’est programmé. Et le lendemain, on recommence à regarder son nouvel entrainement de façon isolée. On ne prend plus rapidement plus en compte cette notion de progression, au mieux on compare une séance à une autre.</p>\n\n<p>Alors, quand j’ai pensé à ce dont j’avais besoin pour m’entraîner plus intelligemment, j’ai commencé simplement. Mon premier objectif est de diminuer le risque de blessure. Dans nos vies d’actif on cumule principalement, j’en parle souvent, vie familiale, professionnelle et sociale. On comprend rapidement que la fatigue et le stress accumulé par l’organisme n’est pas seulement lié à la pratique sportive. Comment évaluer ma forme du jour ? J’ai fait des recherches, parler avec des entraineurs, repris les tableaux Excel que je remplissais, croisé tout ça … Et “TADAM”, j’ai formulé une petite formule pour calculer la forme quotidiennement.</p>\n\n<p>Comme je suis un peu geek, que je côtoie bien assez, les trop peu sexy, tableaux Excel, au boulot. Et que je voulais un effet miroir à la Blanche Neige ou boule d’Aladin, je me suis codé une petite application : <a href=\"https://app.nicolasjouanno.com\">feezify:me</a>, qui est à votre disposition gratuitement ici.</p>\n\n<p>Prendre en compte ma fatigue physique et psychologique pour évaluer ma forme était mon objectif de base. Je diminue pour les utilisateurs de l’application le risque de blessure, synonyme d’arrêt de tout sportif. Et même s’ils savent s’écouter, ils pourront mieux mettre le curseur entre le “je m’écoute trop ou pas assez” et éduquera ceux qui ne savent pas quoi écouter. Ceci donnes des bases à tout le monde !</p>\n\n<p>Puis, j’ai continué à réfléchir sur le sujet. Je voulais calculer fatigue généré par une activité sportive. J’ai repris mes recherche et j’ai trouvé l’étude d’Andrew Coggan, professeur en physiologie de l’exercice. Il définit le Training Stress Score (TSS). L’algorithme donné par l’étude permet de d’évaluer une activité sportive sous forme d’indice à partir de données cardiaque. Ce qui tombe très bien, puisque j’ai ressorti le cardio depuis quelques mois !</p>\n\n<p>Alors, comme je suis un peu fainéant. Que tous mes entraînements sont déjà sur mon Strava, j’ai connecté mon application à strava. A partir de là, mes indices de fatigue sont mesurés pour mes activités passées et bien sûr les prochaines, à condition que les données cardiaque soient fournies. Et, selon le pallié dans lequel se trouve l’indice calculé une interprétation de cet indice et formulé dans une courte phrase. Voilà, ce que j’ai fait la semaine dernière au lieu de vous écrire !\nCe qui est top avec ce calcul, c’est qu’il permet de comparer des séances entre elles par un simple chiffre. Qui de la séance d’intensité ou de fond nous fatigue le plus? Quel impact à une séance de PPG sur sa fatigue ? Vaut-il mieux que j’aille courir ou faire du vélo pour travailler cette capacité ? Vais-je bien récupérer de cet entrainement avec ma prochaine compétition ? Les perspectives de l’application commencent à se dessiner et surtout son objectif de permettre d”optimiser la récupérationphysique et psychologique” prend tout son sens. Je suis sûr que comme moi vous les voyez aussi.</p>\n\n<p>La prochaine étape est d’évaluer, les temps de récupération. Pour savoir si le temps de récupération est suffisant, ou à l’inverse trop important. S’il nous permet de progresser.</p>\n\n<p>En attendant, cette nouvelle fonctionnalité me permet de tester de nouvelles formules d’entrainement. J’ai également plus de recul sur mon entrainement et une façon différente de l’interpréter.</p>\n\n<p>Vous ne l’avez pas encore testée ?<a href=\"https://app.nicolasjouanno.com\">feezify:me</a> c’est par ici que ça se passe! Mais plus important encore, dites-moi si, vous aussi, vous lui trouvez de l’intérêt ? Si elle vous permet d’avoir un angle nouveau et intéressant sur votre entrainement. Et si elle rend jaloux votre coach !</p>\n",
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